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Des outils contre le stress à Montréal

le Samedi 24 Mars 2012 à 05:10
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Partis avec l’idée de simplement y terminer son doctorat en ergonomie, le Basque Denis Duhalde et sa compagne ont trouvé leur place au Québec.

Denis Duhalde et Priscilla © Photo Emmanuel Langlois

Ils ont tous les jours la détresse du monde au bout du fil. Grâce à un accord avec son université, Denis Duhalde participe à améliorer les conditions de travail des répondants des services d’urgence du 911 au Québec. « A leur prise de service, on les équipe de détecteurs cardiaques, on enregistre leurs communications, on les filme, explique d’emblée le Français, en fin de doctorat à l’université du Québec à Montréal (UQAM). Ces données couplées à des entretiens permettent ensuite de mettre en relief les facteurs de stress au travail. » Car il est difficile de verbaliser ces gênes , dont on ne réalise pas qu’elles existent à force de les côtoyer tous les jours.

L’émotion persiste même avec les années

« On s’est par exemple rendus compte que l’émotion persiste même avec les années, témoigne Denis. Il y a souvent des parallèles entre vie professionnelle et personnelle. Quand on a des personnes âgées ou des enfants à la maison, les maltraitances vont plus nous toucher. » L’étude a débouché, entre autres, sur la mise en place d’un système de rappel automatique quand les répondants sont débordés ou la diffusion auprès des policiers d’une vidéo pour améliorer leur connaissance des centres d’appels d’urgence.

Fossé culturel

Denis Duhalde vit depuis près de six ans au Québec. Débarqué avec sa compagne Priscille après un DUT et un Master à Bordeaux, le couple a fini par se plaire ici. Mais les débuts ont été difficiles. « Comme ils parlent français, on s’attendait à être comme en France, se souvient le jeune homme. Alors qu’un énorme fossé culturel nous sépare au niveau social et au sein des entreprises. » Du coup, pour ne pas perdre ses racines, Priscille, sa compagne, fière elle-même de ses origines savoyardes, a inscrit Denis à l’Association des Basques du Québec, pour y prendre des cours de langue.

Les joies de la vie de parents

Né à Saint-Jean-de-Luz, Denis Dualde a aussi vécu à Ascain avant de « monter » à Bordeaux pour ses études post-bac. C’est grâce à un stage de 3 mois, pendant son cursus, qu’il a découvert Montréal. « J’ai vraiment eu un coup de coeur pour cette ville avec toutes ces ethnies. » Le couple vit à Hochelaga-Maisonneuve, ancien quartier ouvrier de Montréal. Depuis l’arrivée de leur fille, Enara, il y a deux ans, ils ont aussi découvert les joies de la vie quotidienne avec un jeune enfant. «  Il faut anticiper, avance Priscille, consultante elle aussi en ergonomie. Trouver une nounou n’a pas été facile. On l’a inscrite 4 mois avant sa naissance. Quant au pédiatre, même en s’acharnant, on n’en a pas trouvé, seulement un généraliste, à 30 minutes de la maison. Il y a de quoi regretter les médecins de campagne à la française ! »

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Retrouvez ce portrait dans le magazine régional d'informations Objectif Aquitaine

L’Association des Basques du Québec

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