Les exportations françaises d'armement ont fait un bond l'année dernière. Elles ont atteint 6,5 milliards d'euros en 2011. Une hausse de près de 27% par rapport à 2010. La France s'est maintenue au 4e rang mondial des exportateurs. L'Inde et la Chine figurent notamment parmi les clients de la France.
Décollage d'un Rafale sur le porte-avions Charles- de-Gaulle © DGA
En 2011, "le montant global des exportations devrait s'élever à 6,5 milliards d'euros", a déclaré aujourd'hui le délégué général de l'armement, Laurent Collet-Billon.
Ca représente "50.000 emplois directs et 50.000 emplois indirects", a-t-il dit. "L'objectif est de viser un niveau d'exportation qui soit du même niveau que les commandes nationales", a également commenté Laurent Collet-Billon.
Il a ainsi indiqué que la direction générale de l'armement (DGA) avait investi l'an passé 10,7 milliards dans l'industrie de défense pour la production et la recherche, une enveloppe quasiment stable par rapport à 2010 (10,8 milliards).
La DGA, qui prépare les futurs systèmes de défense, équipe les forces armées françaises et promeut les exportations françaises d'armement, s'est en outre félicitée du faible volume d'opérations conduites en "urgence opération", c'est-à-dire lors de menaces imprévisibles, signe, selon elle, de la flexibilité des matériels déployés pour s'adapter aux théâtres d'opérations variées.
Seuls 20 millions d'euros ont ainsi été consacrés en 2011 pour ces opérations urgentes contre 170 en 2010 et 250 en 2009.
Parmi les clients de la France, figurent notamment la Russie. La marine russe a commandé en 2011 deux BPC dont la construction a débuté en décembre à Brest.
Les bâtiments de projection et de commandement sont les plus gros bâtiments de la flotte française, après le porte-avions Charles de Gaulle. La France en possède trois.
Selon le ministère de la Défense, "la construction de ces deux bâtiments pour la Russie représente six millions d'heures de travail pour l'industrie française, soit l'équivalent de mille emplois créés ou maintenus pendant quatre ans".
L'Inde a passé commande pour rénover ses Mirage 2000.
La Malaisie (équipements pour blindés), le Chili (radars) figurent aussi parmi les clients de la France.
La France exporte aussi en Corée du sud, traditionnellement chasse gardée de l'industrie américaine. Les Français ont vendu à Séoul des hélicoptères d'attaque.
S'agissant des futurs équipements de l'armée française, "on a reçu une offre (relative au drone) Heron TP de la part de Dassault la semaine dernière. Mais je ne peux pas en dire plus", a annoncé Laurent Collet-Billon.
Le français Dassault et l'industriel israélien IAI étaient en négociations exclusives avec le ministère de la Défense pour le développement de ce drone. La France dispose de drones MALE Harfang qui arrivent en bout de cycle.
Elle doit se doter de nouveaux matériels pour une période transitoire, avant de disposer à échéance d'une dizaine d'années du drone qu'elle entend développer en coopération avec la Grande-Bretagne.

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