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Afrique du Sud : la police abat plus de 30 mineurs

le Vendredi 17 Août 2012 à 10:30
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La mine de platine Lonmin de Marikana (province du Nord-Ouest) a été le théâtre de violents affrontements jeudi.La police a ouvert le feu sur des grévistes armés. La police sud-africaine a tué 34 mineurs et en a blessé 78. C'est l'une des interventions policières les plus meurtrières depuis la chute de l'apartheid en 1994.

Afrique du Sud : la police a abattu plus de 30 mineurs © Reuters - SIPHIWE SIBEKO

Une centaine de mineurs, qui vivent dans des taudis près de la mine, avaient lancé une grève "sauvage" vendredi dernier pour réclamer un triplement de salaire, de 400 à 1.250 euros par mois. "Nous sommes exploités, ni le gouvernement ni les syndicats ne sont venus à notre aide", avait déclaré mercredi l'un des gréviste, Thuso Masakeng, "les sociétés minières font de l'argent grâce à notre travail et on ne nous paye presque rien. Nous ne pouvons pas nous offrir une vie décente. Nous vivons comme des animaux à cause des salaires de misère." a t-il ajouté. 

Des affrontements meurtiers

Jeudi matin, la direction de la mine a demandé aux grévistes armés de machettes, de gourdins, et de barres de fer de reprendre le travail, menaçant de licencier les récalcitrants. Face au refus des mineurs de se disperser et d'abandonner leurs armes, la police a d'abord utilisé un canon à eau, et tiré des balles en caoutchouc ainsi que des gaz lacrymogènes. Puis elle a ouvert le feu en tirant à balle réelle avec des armes automatiques sur un groupe de mineurs qui aurait surgit à travers les taillis vers une rangée de policiers. Une enquête est en cours, a déclaré le porte parole du ministère de la police, Zweli Mnisi.

Selon plusieurs sources, les affrontements avaient d'abord éclaté vendredi 10 août entre les partisans des deux principaux syndicats, AMCU et NUM. Dix personnes y avaient trouvé la mort, dont deux policiers.

La police n'aurait pas eu le choix

Le ministre de la police, Nathi Mthethwa, a déploré cette explosion de violence, tout en rappelant que les autorités avaient négocié pendant trois jours avec les grévistes.

"Ceci ne devait pas arriver. Nous avons toujours insisté sur le fait que nous avons des lois dans ce pays, qui permettent aux gens de faire grève [...] C'est une situation terrible pour tout le monde," a t-il déclaré

Le porte parole de la police, Dennis Adriao, a affirmé que la police n'avait pas eu le choix. "La police a été attaquée lâchement par le groupe, qui a fait usage d'armes variées, dont des armes à feu. Les policiers, pour protéger leur vie et en situation de légitime défense, ont été obligés de répondre par la force".

Police shoot striking mine workers © CNN_International

Carte de localisation de Marikana (Afrique du Sud) © IDÉ


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Madame Kosciusko-Morizet pourra s'inspirer de la suite que les ouvriers vont donner à leur mouvement pour inspirer la démocratie. Il faut malheureusement des mouvements aussi déboussolant pour qu'en France on ait assez honte de notre candeur. En France, on peut cracher dans la soupe parce que la démocratie est parvenue, qu'il n'y a plus de soupe, et qu'il faut bien nettoyer les gamelles. Quand on a de l'eau et des serviteurs en suffisance, on ne comprend pas cette métaphore. On approuve la vente libre des armes à feu comme chez les boys scout d'états unis ... désunis. Chez Airbus, les ouvriers (dit compagnons) sont mieux respectés que les ingénieurs. - - - - C'est ça que tous les Afrkaners peuvent comprendre parce qu'une force supérieur s'ait imposée à eux comme unique chemin de métissage mental.