Un taux de chômage providentiel pour Obama

par Antoine Krempf vendredi 5 octobre 2012 16:06, mis à jour le vendredi 5 octobre 2012 à 17h40
Une affiche "Cherche personnel" sur la vitrine d'un magasin à New-York.
/Lucas Jackson Maxppp

Pour la première fois depuis l'élection du président sortant, le taux de chômage descend sous la barre des 8%. A un mois de l'élection présidentielle, le camp de Mitt Romney s'interroge sur la véracité des chiffres du ministère américain du Travail.

Après un débat plus ou moins raté face à Mitt Romney, voilà de
quoi consoler Barack Obama : le chômage américain s'élève à 7,8% pour le
mois de septembre. C'est la première fois que ce taux passe sous la barre des
8% depuis l'arrivée du président sortant à la Maison blanche. Concrètement, 114.000
emplois ont été créés en septembre aux Etats-Unis.

De quoi, forcément, réjouir Barack Obama. "Aujourd'hui, je crois qu'en tant que nation, nous allons à nouveau de l'avant", a déclaré le président sortant lors d'un meeting à Fairfax, en Virginie.

Un chiffre trop bienvenu ?

L'annonce du ministère du Travail est d'autant plus bienvenue pour le camp démocrate que les économistes planchaient sur une hausse du chômage. Les républicains
doutent d'ailleurs de cette "bonne nouvelle" à un mois de l'élection
présidentielle.

"Il ne s'agit pas d'une vraie reprise", tranche Mitt Romney

Le candidat républicain, qui a fait de l'emploi son thème de prédilection dans cette campagne, n'est pas convaincu par la portée des chiffres dévoilés ce vendredi: "Nous avons créé moins d'emplois en septembre qu'en août, et moins d'emplois en août qu'en juillet, et nous avons perdu 600.000 emplois industriels depuis le début du mandat du président Obama".

 

Depuis la crise de 1929, aucun président n'a été réélu aux Etats-Unis
avec un taux de chômage supérieur à 8%. Une dernière livraison du ministère du Travail devrait avoir lieu quelques jours avant le jour J.

Wall Street s'emballe

A l'annonce des chiffres du chômage, Wall Street est entrée en effervescence. A l'ouverture ce vendredi, le Dow Jones a atteint son plus haut niveau depuis cinq ans. 

Comment expliquer cette baisse alors que les économistes craignaient le pire? Explications de Pierre-Yves Duga.