JO de Londres : la Chine demande des excuses publiques à ses joueuses de badminton

par Sylvie Johnsson jeudi 2 août 2012 09:18
Bazuki Muhammad Reuters

L'affaire de la disqualification de huit joueuses de badminton qui ont perdu délibérément pour bénéficier d'un tableau plus favorable dans la suite du tournoi olympique est sévèrement jugée dans les pays concernés, notamment en Chine comme en Corée.

"La délégation a
d'ores et déjà critiqué sévèrement et sensibilisé les responsables du badminton,
l'équipe et les joueuses en question et leur a demandé de reconnaître  la gravité et le préjudice
de l'affaire, de s'excuser publiquement et d'empêcher que ce
genre d'incidents se produise encore
" affirme ce matin l'agence officielle Chine
nouvelle.

L'une des joueuses
chinoises, Yu Yang, a elle annoncé qu'elle mettait un terme à sa
carrière.

    "C'est ma dernière compétition. Adieu
à la Fédération mondiale de badminton, adieu badminton bien-aimé"

Mais elle se défend:  "Nous avions seulement choisi d'utiliser les règles pour perdre le match. C'était seulement pour être capable de mieux jouer au second tour de la phase d'élimination directe. C'est la
première fois que les Jeux olympiques modifient (le format du
tournoi). Ne voient-ils par le tort qu'ils causent aux
athlètes? Vous avez réduit à néant nos rêves sans aucune pitié. Ce
n'est pas plus compliqué que ça. Mais c'est impardonnable."

L'affaire des joueuses de badminton exclues vue de Chine, récit de Delphine Sureau depuis Shanghai  
 


L'"embarras national"
de la presse coréenne   

 "Les joueuses sud-coréennes de badminton ont fait honte à l'esprit  olympique et
embarrassé le pays
", écrit le grand quotidien sud-coréen JoongAng  Ilbo alors que le Hankook Ilbo évoque "une
performance grotesque".

Les internautes sont encore plus sévères.  Non seulement les joueuses devraient
s'excuser, mais aussi les entraîneurs et la fédération
sud-coréens, estime par exemple Daeryukuikkum.  "C'est un coup fumeux qui va à
l'encontre du sport et des jeux Olympiques. Elles ne méritent plus
de jouer. Tout le monde, y compris les entraîneurs, devraient se voir
infliger une suspension de dix ans"
estime Shin Hyun-Dong.

Pour toutes ces joueuses, ce retour prématuré au pays s'annonce difficile...