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La répression se poursuit toujours en Syrie

le Mercredi 7 Septembre 2011 à 13:44
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L'armée syrienne a ouvert le feu à Homs, dans le centre du pays, ainsi que dans la région de Deraa, le berceau de la contestation, dans le sud. Rien de neuf en Syrie, si ce n'est que le chef de la Ligue arabe est finalement attendu sur place samedi, pour présenter un plan d'apaisement : élections présidentielles en 2014 et arrêt de la répression.

Les jours se suivent et se ressemblent, en Syrie. Silence, on tue. Aujourd'hui, l'armée a encore ouvert le feu sur la foule. A Homs, dans le centre du pays, neuf personnes ont été tuées, 20 autres blessées, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (en exil en Grande-Bretagne). Qui ajoute que “les forces de sécurité ont tiré à la mitrailleuse lourde” et que des renforts sont arrivés, “comprenant notamment 20 camions chargés de soldats”.

Plus au sud, du côté de Deraa, “plusieurs personnes ont été blessées lors d'une incursion des forces de sécurité et de l'armée dans la localité de Naaymé”, selon l'OSDH. Depuis plusieurs jours, la répression s'est intensifiée. Les opérations de l'armée sont de plus en plus régulières - car dans le même temps, la contestation, elle, prend de l'ampleur.

Selon l'ONU, les violences ont fait au moins 2.200 morts depuis le début des manifestations, mi-mars. Des civils. Le régime, lui, assure lutter contre des bandes terroristes armées. “On constate que le régime syrien s'est livré à des crimes contre l'humanité” : c'est Alain Juppé qui met les pieds dans le plat. Le ministre des Affaires étrangères est à Moscou, pour tenter de convaincre la Russie de soutenir une condamnation du régime syrien au Conseil de sécurité, que Moscou bloque depuis des mois. “La priorité aujourd'hui est d'entamer un dialogue, des négociations”, a rétorqué Sergueï Lavrov.

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C'est dans ce contexte que le secrétaire général de la Ligue arabe devait arriver aujourd'hui, pour présenter son plan de sortie de crise. Après avoir reporté ce voyage sine die, Nabil al-Arabi est finalement attendu à Damas samedi. Le plan appelle à la tenue d'élections présidentielles pluralistes en 2014, soit à la fin du mandat de Bachar al-Assad, et l'arrêt immédiat de la répression.