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Proche Orient : reprise des négociations demain mais sans l’Union Européenne

le Mercredi 1 Septembre 2010 à 09:20
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Le dialogue entre Israéliens et Palestiniens va pouvoir commencer demain à Washington sous le patronage empressé de l’administration américaine, dans un climat déjà alourdi par des violences en Cisjordanie. _ Le président Barack Obama doit réunir ce soir pour un dîner les acteurs du processus de paix, mais le chef de la diplomatie de l’Union européenne n’y participera pas. Catherine Ashton est en Chine cette semaine.

Le chef de la diplomatie de l?Union européenne Catherine Ashton ne participera pas aux réprises de négociations sur le Proche Orient. © ©REUTERS/Thierry Roge Radio France

_ Ces négociations, c’est “une grande priorité” pour la Maison Blanche a précisé l'émissaire américain pour le Proche-Orient. _ Après 20 mois sans dialogue, après 62 ans de conflit et plusieurs échecs retentissants, l'Amérique croit aujourd'hui à “une fenêtre de tir” pour une solution à deux Etats, a dit George Mitchell. _ Hier, Hillary Clinton, la chef de la diplomatie américaine, a enchaîné les entretiens avec le président palestinien Mahmoud Abbas, le ministre jordanien des Affaires étrangères Nasser Judeh, le ministre égyptien Ahmed Aboul Gheit, le représentant du Quartette (USA, UE, Russie, ONU) Tony Blair, enfin le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. _ Ce dernier a réagi très vivement à l'attaque, revendiquée par la branche armée du mouvement islamiste palestinien Hamas, qui a coûté la vie à quatre colons israéliens en Cisjordanie. _ Si les Etats-Unis ont “une présence active et soutenue” à ces nouvelles négociations, la responsable de la politique étrangère de l'Union européenne ne participera pas à la reprise de ces pourparlers directs israélo-palestiniens. Catherine Ashton est en Chine toute la semaine. Elle avait pourtant été également invitée au dîner ce soir à la Maison Blanche. “Pour l'Union européenne dans son ensemble, ce qui compte c'est que ces pourparlers débouchent sur un succès, pas la chorégraphie de qui va à Washington” ou pas, a ajouté Darren Ennis son porte-parole. Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, avait pourtant vivement souhaité qu'il y ait “une représentation européenne” à Washington. _ Pour Bernard Kouchner “on ne peut pas à la fois se prévaloir d'une présence qui ne serait pas seulement financière et qui serait aussi politique, et en même temps être absent” de cette reprise des pourparlers directs, avait-il ajouté. _ Darren Ennis le porte-parole de Catherine Ashton avait expliqué que les négociations elles-mêmes ont lieu “strictement entre les deux parties”, poursuit-il, et “l'apparition de Mme Ashton au dîner n'aurait pas d'influence substantielle sur les discussions”.
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_ Cette absence a du mal à passer : les pays de l'Union européenne constituent les principaux contributeurs de l'aide aux Palestiniens. Et malgré cela, le rôle politique de l'UE est resté jusqu'alors très en retrait par rapport à celui des Etats-Unis. Les Palestiniens redoutent d'être encore perdants
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_ Les discussions entre Israéliens et Palestiniens avaient cessé fin 2008, avec l'offensive israélienne sur Gaza. Leur reprise suscite peu d'illusions, en raison avant tout du fossé entre les positions des deux parties. _ Les Palestiniens veulent fonder leur Etat sur l'ensemble des territoires occupés par Israël depuis 1967. Ils sont prêts à accepter des échanges, mais cela ne suffira pas à régler la question du statut de Jérusalem: Israël considère la Ville Sainte comme sa capitale indivisible, alors que les Palestiniens veulent que l'est de la ville soit leur capitale. _ Le sort des réfugiés palestiniens divise également profondément les parties, tout comme la volonté d'Israël que le futur Etat soit démilitarisé. _ La colonisation israélienne, partiellement gelée, est également une menace pour l'ensemble du processus. Les Palestiniens ont déjà prévenu que toute reprise des implantations, le moratoire s'achève en principe le 26 septembre, tuerait dans l'œuf la négociation. Mikaël Roparz, avec agences