aller directement au contenu
  • Votre radio, vos favoris, vos alertes personnalisées

Constructions à Jérusalem-Est : "bourde" au sommet

le Mercredi 10 Mars 2010 à 10:58
  • Pas encore de votes

Le projet de construction de logements dans le secteur oriental de Jérusalem a perturbé la visite du vice-président américain Joe Biden en Israël. Les Etats-Unis condamnent ce projet qui entame les négociations de paix avec les Palestiniens… et sème la pagaille au sein du gouvernement israélien.

home_theme © © France Info Radio France

Une "grave bourde". Le ministre de l’Aide sociale Isaac Herzog a fait amende honorable. Il a convenu que l’annonce du projet de construction de 1600 logements à Ramat Shlomo au moment de la visite du vice-président Joe Biden n’était pas l’idée du siècle… D’autant que ce quartier de colonisation habité par les juifs ultra-orthodoxes dans le secteur oriental de Jérusalem, est peuplé en majorité d’Arabes et a été annexé par Israël en 1967. "Cela constitue un réel embarras et nous devons maintenant présenter nos excuses pour cette grave bourde", a-t-il déclaré. Condamnation américaine. "Je condamne la décision du gouvernement d’Israël de projeter la construction de nouvelles unités de logement à Jérusalem-Est. La substance et le moment de cette annonce, en particulier avec le lancement des négociations de proximité, est justement le genre de mesure qui sape la confiance dont nous avons besoin en ce moment précis", explique Joe Biden dans un document écrit.
Lecture
 
Partager
Dialogue en danger. Outre l’ire du vice-président américain, et sans surprise, des responsables palestiniens ont indiqué que ce plan de construction pouvait anéantir toute perspective d’une reprise de dialogue. Le principal négociateur palestinien Saëb Erakat en profite pour enfoncer le clou : "nous voulons voir ces déclarations, en particulier américaines se traduire dans les faits afin de contraindre Israël à arrêter les activités de colonisation à Jérusalem et dans les territoires palestiniens occupés". Polémique au sein du gouvernement. Cette bourde a également des conséquences au sein même de l’exécutif israélien. "L'entourage du ministre de la Défense, Ehud Barak, exprime sa colère après l'annonce superflue (de ce projet) qui perturbe les négociations de paix avec les Palestiniens - des négociations du plus haut intérêt pour Israël", indique un communiqué de presse du bureau d’Ehud Barak. Le parti travailliste de M. Barak compte 13 députés qui ont rallié la coalition de droite du Premier ministre Benjamin Netanyahu, notamment dans le but de contribuer à la promotion du processus de paix avec les Palestiniens. Lesquels vont peut-être s'en mordre les doigts... Caroline Caldier avec agences