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L'Iran exclut toute négociation sur le nucléaire

le Mercredi 2 Décembre 2009 à 09:54
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C'est une fin de non-recevoir sans ambiguité à l'égard de la communauté internationale : dans une allocution diffusée hier soir à la télévision, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a "exclu" de discuter du dossier nucléaire avec les Occidentaux.

Mahmoud Ahmadinejad - ©REUTERS/Carlos Garcia Rawlins © © France Info Radio France

"La question du nucléaire est réglée. Nous ne mènerons aucune discussion sur ce point. Il n'y a pas besoin de négociations", a martelé le président iranien, avant d'annoncer la mise en chantier prochaine de dix nouveaux sites d'enrichissement de l'uranium, en plus de celui existant à Natanz et de celui en construction à Fordow, près de Qom. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) avait adopté la semaine dernière une résolution condamnant la construction de cette seconde centrale, dont l'existence a été divulguée récemment, et demandant l'arrêt immédiat des travaux. _ Habituellement plus flexibles que leurs partenaires occidentaux dans le bras de fer avec l'Iran, la Chine et la Russie ont voté ce texte. Moscou a même prévenu que la Russie se joindrait à un éventuel consensus sur de nouvelles sanctions. Réaction de Mahmoud Ahmadinejad, hier soir : "la Russie a commis une erreur en soutenant la résolution anti-iranienne et nous croyons que leur analyse sur ce point a été incorrecte".
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Il a en outre souligné que son pays n'avait pas de comptes à rendre sur ses chantiers à l'agence onusienne, s'il n'importait pas les technologies nécessaires à leur mise en oeuvre. _ La communauté internationale a vivement réagi à l'annonce des futurs chantiers. Les Etats-Unis ont jugé ce projet inacceptable et susceptible de conduire à une intensification des pressions et un isolement plus grand de l'Iran. _ Sans résultat apparent sur la détermination d'Ahmadinejad, qui a estimé que cette menace relevait d'une "guerre psychologique" et qu'"aucun pays ne peut isoler l'Iran". Quant à un hypothétique recours à la force : "les agresseurs regretteront leur acte dès qu'ils auront appuyé sur la gâchette", a prévenu Mahmoud Ahmedinejad hier soir. _ Le bras-de-fer continue...
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