Habillé d’un gilet par balle aux couleurs de l’Onu, Ban Ki-moon est arrivé en fin de matinée à Gaza pour inspecter les bâtiments de l'ONU. Il a annoncé que les responsables des bombardements devraient rendre des comptes.
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Arrivé à Gaza pour voir une école de l’ONU bombardée par Israël et les locaux d’une agence d’aide de l’organisation, Ban Ki-moon a vivement réagit. Le secrétaire général de l'ONU a prévenu que les personnes responsables des bombardements qui ont touché des bâtiments de l'ONU à Gaza devront "rendre des comptes devant des instances judiciaires"(...) "Il doit y avoir une enquête approfondie, une explication complète pour s'assurer que cela ne se reproduira plus jamais. S'exprimant devant les ruines encore fumantes de l'un des entrepôts de l'ONU touché par un bombardement israélien le 15 janvier à Gaza, il a qualifié ces attaques de "scandaleuses et totalement inacceptables". Outre le complexe de l'UNRWA, qui renfermait des dizaines de tonnes d'aides humanitaires, plusieurs écoles gérées par l'ONU ont été touchées par des bombardements israéliens, dont le plus meurtrier a fait plus de 40 morts le 6 janvier à Jabaliya (nord de la bande de Gaza). Par ailleurs, Guido Sabatinelli, le responsable de la santé de l'Unrwa a fait savoir depuis Genève que "la bande de Gaza ressemble à une zone frappée par un "tremblement de terre" : "Beaucoup de gens n'ont nulle part où aller" du fait de la destruction de leur maison. De son côté, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a entrepris de distribuer de quoi confectionner des abris de fortune à quelque 80.000 personnes. "C'est difficile à estimer mais il faudra plus que des jours ou des semaines" pour revenir à la situation qui prévalait auparavant, a déclaré Dorothea Krimitsas, une porte-parole du CICR à Genève : "le niveau de destruction et de dévastation est énorme" et il faudra attendre la fin des missions d'évaluation actuellement en cours pour disposer d'un état des lieux des destructions. L’Onu a précisé que le délai pour résorber la crise humanitaire dépendra non seulement de l'accès à la bande de Gaza mais aussi de la manière dont les opérations pourront être menées. L'organisation réclame la réouverture permanente de tous les points de passage entre Israël et le territoire palestinien, et insiste sur la liberté de mouvement dont elle doit bénéficier à l'intérieur du territoire. Malgré le cessez le feu, la présence de militaires israéliens dans la bande de Gaza "compromet la sécurité" de ses "opérations". L'offensive de l'armée israélienne, qui a pris fin dimanche, a fait en trois semaines au moins 1.315 morts palestiniens et plus de 5.300 blessés, selon les services d'urgence de Gaza. Jamila Zeghoudi avec agences
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