La Convention internationale sur le commerce des espèces sauvages (CITES), réunie à Doha, au Qatar, a rejeté la demande d'interdiction des exportations de thon rouge d'Atlantique est et de Méditerranée. Elle refuse également d'interdire le commerce international des ours polaires, notamment les peaux.
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Après le fiasco de Copenhague, c'est un nouveau coup dur pour les défenseurs de l'environnement. Réunie à Doha, au Qatar, la Convention internationale sur le commerce des espèces sauvages (CITES), a refusé plusieurs propositions visant à interdire le commerce de plusieurs espèces menacées. La CITES, ou Convention de Washington, compte 175 Etats signataires et évolue dans un cadre onusien. C'est elle qui tient le curseur de la protection des espèces en les classant dans plusieurs annexes, qui autorisent plus ou moins leur chasse et leur commerce. L'annexe I est la plus restrictive. C'est là que Monaco proposait de classer le thon rouge de Méditerranée et d'Atlantique est, poisson à forte valeur ajoutée, particulièrement utilisé pour cuisiner des sushis et donc très demandé au Japon, et victime d'une surpêche présumée. La fin de non-recevoir a été encore plus brutale que prévue. Un groupe de travail était envisagé pour tenter de rapprocher les positions, mais la Lybie a exigé et obtenu de passer directement au vote, et celui-ci a été sans appel : 68 voix pour le maintient du commerce international, 20 voix contre. _ La proposition monégasque d'interdiction immédiate était soutenue par les Etats-Unis, la Norvège et le Kenya. L'Union européenne demandait une interdiction, mais seulement à partir de mai 2011. Le Japon et le Canada combattaient farouchement la proposition. Concrètement, donc, rien ne bouge. Les pays qui ont décidé une interdiction de la pêche pourront continuer d'interdire, et ceux qui autorisent la pêche et l'importation pourront continuer à l'autoriser. La CITES était également saisie d'un autre dossier symbolique, celui du commerce des ours blancs. L'espèce est réputée en voie de disparition, notamment à cause de la fonte de la banquise, son habitat naturel. Il ne resterait que 20.000 à 25.000 individus. Les Etats-Unis demandaient là aussi l'interdiction de la chasse et du commerce international, qui porte particulièrement sur les peaux. Là aussi, la CITES s'est opposée à toute interdiction, suivant le Canada, la Norvège et le Goenland. Pas de chance, pour les ours polaires, c'est là qu'ils vivent. Ces trois pays ont fait valoir que les populations de l'arctique avaient besoin de pratiquer la chasse, alors que le commerce était minime. Tout continue donc comme avant, jusqu'au prochain épisode.
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