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Echec à Copenhague: et maintenant?

le Samedi 19 Décembre 2009 à 13:20
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Malgré l'optimisme affiché par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon qui estime que l'Accord de Copenhague "aura un effet immédiat'', c'est l'amertume qui domine à l'issue du sommet de Copenhague. Prochaine étape le mois prochain: les Etats vont devoir remettre au secrétariat de la conférence des Nations unies sur le climat leurs engagements par écrit.

Le "fiasco" de Copenhague © ©REUTERS/ Christian Charisius Radio France

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Faute de consensus entre les 193 pays réunis depuis le 7 décembre à Copenhague, le document de quelque trois pages mis au point à l'arraché par les Etats-Unis, la Chine, et d'autres pays émergents dont l'Inde, le Brésil et l'Afrique du Sud n'a pas formellement été entériné. La conférence des Nations Unies pour le climat en a simplement "pris note". L'Accord de Copenhague ne comprend pas d'engagement précis et chiffré en matière de réduction des émissions des gaz à effets de serre. La réduction d'au moins 50% d'ici 2020 qui figurait sur un des textes de travail élaboré vendredi, n'a finalement pas été retenu dans le document final. De la même façon, le paragraphe sur la nécessité d'aboutir à un traité “légalement contraignant” d'ici la conférence climat de Mexico fin 2010, un temps envisagé, a disparu lui aussi du document final. Concernant le financement, les pays industrialisés se sont engagés à Copenhague à verser 10 milliards de dollars (6,9 milliards d'euros) par an en 2010, 2011 et 2012 aux pays pauvres pour faire face aux conséquences du changement climatique, comme les sécheresses et les inondations. A plus long terme, "l'objectif" est de porter cette aide à 100 milliards de dollars par an (69 milliards d'euros) à partir de 2010.