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Soulagement après l’accord anti-crise pour sauver l’euro

le Jeudi 27 Octobre 2011 à 09:38
Par France Info

Au bout du suspense, et après plus de dix heures de sommet, les dirigeants de la zone euro sont parvenus la nuit dernière à arracher un accord sur la restructuration de la dette grecque, l'accroissement des capacités du fonds de soutien à l'euro et la recapitalisation des banques. L’Europe mais aussi les pays émergents ont salué cet accord.

Cet accord arraché par les dirigeants européens à Bruxelles a permis de sauver l'euro, a déclaré le ministre de l'Economie, François Baroin. “L'accord de cette nuit est une réponse ambitieuse, globale et crédible” à la crise des dettes souveraines, a déclaré le ministre de l'Economie. Pour la Grèce, c’est “un jour historique qui peut mettre de l'ordre dans nos finances publiques”, a déclaré le porte-parole du gouvernement Elias Mossialos à la chaîne de télévision privée Mega. Pour le Premier ministre grec Georges Papandréou, c’est une manière de “clôturer les comptes du passé”. Soulagement également en Italie. Les engagements présentés par Silvio Berlusconi pour assainir ses finances ont été jugés “satisfaisants” par ses partenaires de la zone euro. Mais il y a une condition : il faut que ces mesures ambitieuses soient mises en œuvre. Le chef du gouvernement italien a promis de présenter un calendrier pour l'adoption des mesures annoncées par le Parlement italien. La zone euro encourage également l'Espagne à faire des efforts supplémentaires pour réduire le “niveau inacceptable” du chômage dans le pays. L’Espagne connaît le taux chômage le plus élevé de l’Union européenne. Ce matin, la ministre de l'Economie Elena Salgado, a indiqué que les banques espagnoles, dont les besoins de recapitalisation sont parmi les plus importants en Europe, “peuvent avoir la capacité de trouver ces fonds par elles-mêmes et ne pas avoir besoin d'aides publiques”. Aide du Japon et de la Chine En Russie, le conseiller économique du Kremlin, Arkadi Dvorkovitch, a estimé que le compromis des pays de la zone euro était “suffisant pour le moment” et suscitait l'“optimisme prudent” de la Russie. Arkadi Dvorkovitch a jugé que ce plan anti-crise “va permettre d'aller de l'avant pendant quelques mois”, et que dès lors “les marchés vont accueillir cette décision de manière adéquate”. La Chine a salué le consensus atteint la nuit dernière. Elle a exprimé son soutien aux mesures annoncées. Pour la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, “la Chine est disposée à faire des efforts conjoints pour préserver la reprise et la croissance de l'économie mondiale”. Pékin est “prêt à accroître sa coopération avec l'UE en matière d'investissement, de commerce et de finance”.

Le Japon a également promis son aide car “une Europe stable est dans l'intérêt de notre pays”, selon son ministre des Finances, Jun Azumi. Il n'est pas certain néanmoins que le montant de 1.000 milliards d'euros suffise à rassurer durablement les marchés financiers. Ils attendaient à l'origine le double. Mikaël Roparz, avec agences

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