aller directement au contenu
  • Votre radio, vos favoris, vos alertes personnalisées

Le scénario d'une Belgique coupée en deux gagne du terrain

le Lundi 6 Septembre 2010 à 04:46
  • Pas encore de votes

Trois mois après les élections, la Belgique est toujours sans gouvernement. Les tentatives menées ce week-end ont échouées, et la crise politique est de plus en plus profonde. A tel point que plusieurs responsables politiques commencent à aborder ouvertement la possibilité d'une scission du pays.

home_theme © © France Info Radio France

Il a été le premier à briser le tabou. Vendredi dernier, un important responsable du parti socialiste francophone, Philippe Moureaux, évoque le premier la scission du pays. Ce que Philippe Moureaux a dit tout haut, de nombreuses personnalités politiques le pensaient visiblement tout bas. Car au cours du week-end, plusieurs d'entre elles ont suivi son exemple. "Il faut se préparer à la fin de la Belgique", affirme ainsi la socialiste wallone Laurette Onkelinx, ministre du gouvernement démissionnaire, dans un entretien à La Dernière Heure.
Lecture
 
Partager
Un autre responsable francophone, le ministre-président de Wallonie, Rudy Demotte, a lui appelé sa communauté à envisager désormais "toutes les hypothèses", dont celle de se "prendre en mains" toute seule, sans la Flandre. Ce week-end, le chef de file du Parti socialiste francophone Elio di Rupo a renoncé à son tour à former un gouvernement, après avoir échoué à combler le fossé entre néerlandophones et francophones. Il a présenté samedi soir sa démission au roi Albert II. Ce nouvel échec, après celui de la mission confiée au séparatiste flamand Bart de Wever, rend probable la tenue d'élections anticipées pour tenter de former un gouvernement de coalition viable et représentant les deux communautés linguistiques. Sans aucune garantie cependant.