La situation de la Grèce est l'un des sujets de préoccupations majeur au Forum économique de Davos. Le pays traverse une grave crise financière qui se répercute sur toute la zone euro. La fragilité de la Grèce provoque des attaques sur la monnaie unique. Un autre pays, l'Espagne est également chahuté. Madrid doit présenter un plan d'austérité.
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C'est comme un gigantesque boulet attaché au pied. La Grèce traîne une dette qui commence à lester sérieusement le navire européen. Son déficit public pourrait atteindre 12,7% cette année, alors que les critères de Maastricht tracent la ligne jaune à 3%. Cette situation de quasi-faillite d'un pays européen inquiète les décideurs et les grands banquiers réunis à Davos, en Suisse, pour la grand messe annuelle des riches et des puissants. _ Le premier ministre grec, George Papandréou, a fait le déplacement pour s'expliquer et tenter d'apaiser les craintes. Les craintes, c'est une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro, dans l'hypothèse où elle ne pourrait plus rembourser sa dette et qu'il lui serait impossible de respecter les critères de convergence. Un genre de scénario catastrophe qui agite beaucoup les marchés financiers et pèse sur la monnaie unique. _ La Grèce, à cause de ces incertitudes se retrouve dans le collimateur des spéculateurs, qui mettent la pression sur l'euro. Résultat, la monnaie unique est en recul par rapport au dollar, tombant sous le seuil de 1,40 dollar. Les obligations grecques sont logiquement les plus chahutées. Devant le parterre sélect de Davos, George Papandréou a désigné des coupables : des spéculateurs qui visent l'euro à travers la Grèce : “C'est une attaque contre la zone euro par certains intérêts extérieurs, politiques ou financiers”. Ils utilisent selon lui la Grèce comme “maillon faible” pour parvenir à leurs fins. L'ESPAGNE DANS LA TOURMENTE La Grèce n'est pas la seule. L'Espagne, qui exerce en ce moment la présidence tournante de l'UE, souffre de difficultés du même ordre, quoique moins prononcées. Le premier ministre Jose Luis Zapatero a rejoint l'analyse de son homologue grec, estimant que ceux qui attaquent l'euro aujourd'hui sont ceux qui étaient opposés à sa création. Madrid va présenter un plan d'austérité de 50 milliards d'euros pour revenir sous la barre des 3% en 2013. Athènes pour sa part jure qu'elle restera dans l'euro et ne demandera pas de plan de secours à ses partenaires. Lesquels ont de toute façon estimé, par la voix de Christine Lagarde, que la Grèce devait s'en tirer par ses propres moyens, en respectant les règles européennes. Mais cette situation inquiète, d'autant que d'autres pays se voient inondés par les doutes à leur tour, comme le Portugal. Le ministre allemand de l'Economie, Rainer Brüderle, a estimé que certains pays de la zone euro souffraient de faiblesses “dangereuses” qui pourraient avoir des conséquences “fatales” sur leurs partenaires.
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