Succès de l’Europe libérale, rejet d’une certaine conception de l’Europe, nécessité de ne pas plonger dans une nouvelle crise… Les politiques français se demandent dans quelle direction l’Europe doit désormais avancer.
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Le rejet par les Irlandais du traité européen de Lisbonne a dominé les débats ce matin de la convention nationale du Parti socialiste, chargée d'adopter une nouvelle déclaration de principes et le calendrier du prochain congrès de Reims. _ Dans son discours d’ouverture, François Hollande a demandé à Nicolas Sarkozy, qui s’apprête à prendre la présidence de l’Union européenne, une réorientation des politiques communautaires. Selon le premier secrétaire du PS, “l’Europe est une nouvelle fois contestée (…) parce qu’elle ne donne pas une perspective qui corresponde aux préoccupations des peuples”. En plus des débats prévus à l'Assemblée nationale et au Sénat sur la présidence française, mardi et mercredi prochain, François Hollande s'est déclaré prêt à la "concertation" avec le chef de l'Etat pour trouver les moyens de faire une “Europe utile aux Européens”. Pour Bertrand Delanoë, il faut mettre l’accent sur le social et en faire une des priorités de la présidence française. Ce qui n’est pas le cas pour le moment, rappelle le maire de Paris. De son côté, l’ancien ministre des Affaires européennes, Pierre Moscovici demande que sous la présidence française s’engage “une vraie réflexion sur le fondement de la construction européenne”. Selon lui, le non irlandais marque “un recul pour l'Europe politique, économique, sociale, pour l'Europe-puissance, et c'est un succès pour l'Europe libérale. (…) Sans réformes institutionnelles, explique-t-il, il est absolument impossible d'avoir des politiques économiques et sociales progressistes”. Martine Aubry comprend cependant le rejet des Irlandais, conséquence selon elle de la dérive ultra libérale de l’Europe. Autre réaction, celle de Ségolène Royal, qui estime que Nicolas Sarkozy “a perdu beaucoup de crédibilité sur la scène européenne”. La candidate au poste de Premier secrétaire du PS a appelé à un "sursaut" après le "non" irlandais. Nicolas Sarkozy qui a reçu à l’Elysée son homologue américain, Georges Bush, a souhaité que “l'incident irlandais ne devienne pas une crise”. Pour cela, il faut selon le président français “continuer le processus de ratification” du traité européen. Les dirigeants européens doivent se réunir à Bruxelles en fin de semaine prochaine pour trouver un moyen de sortir de l’impasse créée par le "non" irlandais. Edwige Coupez
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