Des affrontements entre des ouvriers du textile et la police au Bangladesh ont fait plusieurs dizaines de blessés. Ces ouvriers, les moins payés du monde dans leur secteur, travaillent en partie pour des grandes marques occidentales. Après des mois de grèves et de manifestations, le gouvernement a accepté d'augmenter de 80% le salaire minimum, mais les ouvriers jugent la somme encore insuffisante.
home_theme © © France Info Radio France
Wal-Mart, Zara, Marks § Spencer, Gap, H§M, Carrefour, Levi Strauss, Tommy Hilfiger, Tesco, Metro, JCPenny, Khol's, la liste est longue des grandes marques internationales qui font fabriquer leurs vêtements dans certaines des 4.000 fabriques textiles du Bangladesh, qui emploient environ deux millions d'ouvriers et - surtout - d'ouvrières. Une habitude qui s'explique par les conditions sociales déplorables dans ce pays qui compte parmi les plus pauvres du monde, qui permettent d'obtenir un coût du travail très bas, qui va de pair avec une rentabilité très haute. Mais ces derniers mois, la machine bien huilée de la mondialisation s'est quelque-peu grippée. Et ce sont les plus petits rouages qui ont cessé de tourner : les ouvriers se sont révoltés. Il faut dire que si le modèle économique en place permet à certains de s'offrir du bon temps à Saint-Jean-Cap-Ferrat, sur la French Riviera ou ailleurs, d'autres en revanche, ne parviennent même pas loger et nourrir correctement leurs familles. 19 EUROS PAR MOIS Jusqu'à il y a deux jours, un ouvrier du textile au Bangladesh touchait un salaire minimum de 1.662 takas par mois (19,1 euros). Triste record, il s'agissait là du plus petit salaire minimum de la planète. Mais depuis plusieurs mois, les damnés du textile en ont assez. Des grèves et des manifestations se sont multipliées dans le pays, particulièrement aux abords de la capitale, Dacca. Le gouvernement a fini par céder et a relevé le salaire minimum de 80%, c'est à dire 3.000 takas (34,5 euros) par mois. Insuffisant estiment les ouvriers du textile, qui réclament 5.000 takas par mois (55,9 euros). C'est dans ce contexte que se sont produits les affrontements de ce samedi, entre la police et des manifestants à Ashulia, ville proche de Dacca, qui abrite 300 fabriques. Plusieurs dizaines de personnes ont été blessées et les policiers ont chargé à la matraque et aux gaz lacrymogènes des manifestants qui leur jetaient des sandales. L'enjeu est de taille car les exportations de textiles du Bangladesh s'élèvent à 12 milliards de dollars (9,1 milliards d'euros) soit 80% des exportations du pays. Et le gouvernement craint que l'économie du textile n'en souffre. Les commanditaires cherchant toujours moins cher pour préserver et améliorer leur rentabilité. Et tant pis pour la misère. Grégoire Lecalot, avec agences
Transport aérien : grève de quatre jours à partir de lundi
François Bayrou prône pour l’école le retour aux fondamentaux
Quand Claude Guéant compare les civilisations
Un enfant sur dix a déjà essayé un jeu dangereux à l'école
La Chine et la Russie opposent leur véto à une résolution sur la Syrie
Des Lego, des robots, les Simpsons et JFK...
Les Anonymous parlent d'une seule voix sur franceinfo.fr
"Rosa Bonheur. Liberté est son nom", de Gonzague Saint Bris
Après Nantes, la musique russe de Tchaïkovski le populaire à Glinka le "Père de la musique russe"
"La guerre est déclarée", "Polisse" : deux joyaux en dvd
"Orphée et Eurydice", un opéra dansé de Pina Bausch repris au Palais Garnier
Hommages et témoignages après la mort de Francis Tyskiewicz
Ligue 1 : Tous les résultats de la soirée (22e journée)
Dax s'affirme, Narbonne se donne de l'air
Fed Cup : La Russie et la République Tchèque en passe de se qualifier
Dopage : Lance Armstrong ne sera pas poursuivi par la justice américaine
HRT : Narain Karthikeyan prolonge
LFB (J18) : Les résultats
Lavillenie : « Je commençais à bouillir »
Montpellier : Agnel et Muffat sont déjà au top
Ligue A (F/J15) : Les résultats
Grand froid : les deux tiers de la France en vigilance orange
L'Everest, le cancer, la vie...






