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Katrina, cinq ans après : la Nouvelle-Orléans essaie de tourner la page

le Vendredi 27 Août 2010 à 04:20
Par France Info

Maisons inondées le 30 août 2005 à la Nouvelle-Orléans © ©REUTERS/Rick Wilking - Radio France

L'ouragan qui a balayé la Nouvelle-Orléans il y a cinq ans a laissé des traces. La population se méfie des actions du gouvernement fédéral alors que de nouvelles digues plus solides sont en construction. Barack Obama doit se rendre sur place dimanche.

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En août 2005, l'ouragan Katrina dévaste la Nouvelle-Orléans. Le bilan humain est lourd : 1.800 morts. Le bilan matériel impressionnant : 44 milliards de dollars. Après une nouvelle année désastreuse pour la Louisiane, due à la plus importante marée noire que l'Amérique ait connue, Barack Obama a décidé de se rendre sur place dimanche pour rendre un nouvel hommage aux victimes. Le président américain s'est déjà rendu deux fois à la Nouvelle-Orléans : en octobre 2009, il a rencontré des habitants et cette année, il y est allé pour évaluer les moyens mis en œuvre dans la lutte contre la marée noire dans le golfe du Mexique. Son prédécesseur George W. Bush avait été très critiqué au lendemain du passage de Katrina pour son manque de réaction. De nouvelles digues mais toujours les mêmes peurs Le passage de Katrina a provoqué la destruction des digues. La ville a alors été inondée à 80%. La nouvelle structure de protection est actuellement en construction : un enchevêtrement de 560 kilomètres de digues, des parois coulissantes anti-crue et 78 stations de pompage devraient limiter l'impact d'un futur ouragan. Pour le colonel Robert Sinkler, responsable du service de protection anti-ouragans du Corps des ingénieurs, il s'agit du “plus grand projet de ce type dans toute l'histoire du Corps.” Le montant total des travaux s'élève à près de 15 milliards de dollars.
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L'effort est conséquent mais il ne suffit pas à apaiser les peurs des habitants. Sarah DeBaucher s'est par exemple installée sur une maison à pilotis après avoir été obligée de quitter sa bâtisse inondée. Elle ne croit pas en l'action du Corps : “ils s'impliquent dans la vie de quartier pour la forme, mais quand ils daignent répondre à nos commentaires, ils enterrent leurs réponses dans des pavés de cent page, écrits en jargon juridique.” _ Même son de cloche du côté de Jarret Lofstead, un commerçant de la Nouvelle-Orléans : “le système éducatif est toujours autant défaillant. Le taux de criminalité n'a pas bougé. Le système judiciaire est toujours inefficace. Personne ne sait si les digues et toutes les constructions du Corps des ingénieurs vont fonctionner. J'attends de voir si tout cela tient.” Thibault Lefèvre, avec agence
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