Pour la première fois depuis 65 ans, l'ambassadeur américain au Japon sera présent aux commémorations du bombardement d'Hiroshima. Washington n'a jamais officiellement présenté ses excuses pour ce drame qui a fait environ 210.000 morts le 6 août 1945. Première participation également pour la France et la Grande-Bretagne.
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Soixante-cinq ans après le bombardement atomique d'Hiroshima, le 6 août 1945, les États-Unis seront présents pour la première fois aux commémorations de la catastrophe. L'ambassadeur américain au Japon, John Roos, souhaite que sa présence soit "l'occasion de comprendre à quel point le Japon souhaite que l'horreur des bombardements atomiques ne se reproduise plus". Deux autres puissances nucléaires, La France et la Grande-Bretagne enverront également des délégations pour la première fois. Le Japon, qui réclamait cette venue depuis de nombreuses années, espère que l'accueil du diplomate américain dans cette ville martyr - avec Nagasaki - de la fin de la Seconde Guerre Mondiale pourra aboutir à des excuses officielles, attendues par Tokyo. Les États-Unis n'ont en effet jamais demandé pardon pour cet acte de guerre, l'un des pires du XXe siècle. _ L'ancien directeur du musée du Mémorial de la Paix d'Hiroshima, Akihiro Takahashi résumait le sentiment des Japonais avant les cérémonies du 6 août: "Je ressens de la haine (à l'égard des États-Unis) mais vous ne pouvez pas effacer la haine par la haine" L'administration Obama, qui a pourtant fait du désarmement nucléaire une de ses priorités, ne semble pas s'engager dans cette voie: l'ambassadeur Roos se rendra au Mémorial de la Paix de la ville mais, souligne-t-on à Washington, uniquement pour "exprimer [leur] respect envers toutes les victimes de la Seconde Guerre Mondiale". _ En visite à Yokohama (au sud de Tokyo) en novembre prochain pour un sommet économique, Barack Obama aura l'occasion de faire un nouveau geste symbolique, en se rendant à Hiroshima. Ce qu'aucun président américain en exercice n'a encore fait. La guerre du Pacifique, qui a opposé Américains et Japonais dans les dernières heures de la Seconde Guerre Mondiale s'est ouverte en 1941 avec l'attaque de la base américaine de Pearl Harbour (2.500 victimes américaines) par les Japonais et s'est refermée par le bombardement américain d'Hiroshima et Nagasaki. Paul Chaufour avec agences
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