La Chambre des représentants américaine a voté la réforme de la couverture santé aux Etats-Unis, voulue par Barack Obama. Le texte, approuvé à 219 voix contre 212 aura fait l'objet d'une bataille politique dans laquelle le président a dû peser de tout son poids, y compris pour convaincre dans son propre camp. Cette réforme, qualifiée d'historique, va apporter une couverture sociale à 32 millions d'Américains qui en étaient dépourvus.
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Il aura fallu la cavalerie pour faire passer une réforme qualifiée d'historique. Barack Obama a dû mouiller la chemise (lire notre article) pour convaincre la Chambre des représentants, pourtant dominée par les Démocrates, de faire passer une des réformes phares, sinon la réforme phare, de sa présidence. Mais c'est fait. La chambre a voté le texte à 219 voix contre 212. Les élus Républicains ont tous voté contre. Toutefois, si la réforme est votée, sa forme définitive n'est pas encore gravée dans le marbre. La mouture finale du texte doit être écrite en coordination avec le Sénat. La speaker démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a été puiser dans les accents révolutionnaires en appelant les élus à “faire l'histoire et d'apporter le progrès au peuple américain”. Elle a rappelé que cette réforme était l'œuvre de toute une vie du sénateur Ted Kennedy, récemment disparu. Selon Jim Clyburn, le plus influent représentant noir à la Chambre, “c'est l'acte sur les droits civiques du 21ème siècle”. Cette réforme permettra d'apporter une couverture santé à 32 millions d'Américains qui en étaient dépourvus. Elle devrait mettre fin au cliché du malade refusé à l'hôpital car il n'est pas assuré. La plupart des citoyens seront désormais obligés de s'assurer, ou soumis à des pénalités. Mais la réforme coûtera 940 milliards de dollars sur les dix prochaines années. Elle devrait se traduire sur la même durée par une hausse des impôts de 400 milliards, difficile à avaler pour le contribuable et qui explique sa difficulté à passer, y compris pour les élus Démocrates, qui craignent la sanction des urnes. Sanction déjà tombée à l'occasion des scrutins locaux de 2009, un an seulement après l'élection de Barack Obama. Grégoire Lecalot, avec agences
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