Une couverture santé pour 32 millions d’Américains : ce projet, l’un des plus chers et des plus ambitieux de Barack Obama, est loin d’être adopté. Un vote final pourrait cependant intervenir dimanche à la Chambre des Représentants. Pour peser de tout son poids dans son combat, le président américain a décidé de reporter sa tournée en Indonésie et en Australie, initialement prévue la semaine prochaine…
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Priorité numéro un de la politique d’Obama sur le plan intérieur, ce projet de réforme de la santé est loin de faire l’unanimité, jusque dans les rangs des démocrates. Et le vote que Barack Obama souhaite faire aboutir avant les élections de mi-mandat, n’est pas encore acquis. Les démocrates centristes, qui s’inquiètent du coût du plan et de dispositions particulières concernant l’avortement, peuvent encore faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre.
Au total, le plan coûterait 940 milliards sur 10 ans, selon le bureau du Budget du Congrès. Mais il permettrait également de réduire le déficit américain de quelque 138 milliards de dollars sur 10 ans (2010-2019). Ce qui fait dire à Obama que "cela fait de cette loi l’effort le plus important pour réduire le déficit depuis les années 1990".
Forts de cette bonne nouvelle, les chefs démocrates espèrent emporter un vote dès dimanche au Congrès, et offrir à Obama la victoire sur le projet le plus emblématique de sa présidence. Un projet qui semblait pourtant condamné il y a deux mois, lorsque les démocrates ont perdu leur super majorité au Sénat, à l’occasion d’une élection partielle.
Cancéreuse, elle doit renoncer aux soins
Aussi, pour être présent lors de ce vote crucial, Barack Obama a décidé de reporter en juin sa tournée prévue la semaine prochaine en Indonésie et en Australie.
Et en attendant, il jette toutes ses forces dans la bataille. Cette semaine dans l’Ohio, il est allé rendre visite à une femme, malade du cancer, qui a dû renoncer à son assurance-maladie – et donc aux soins – par manque d’argent : son assureur lui réclamait 8.500 dollars par an. Trop cher pour cette habitante de la banlieue de Cleveland, agent d’entretien.
Le texte que défend le président Obama instaure le principe d’une assurance santé obligatoire pour la plupart des Américains. Et prévoit des aides pour permettre aux pauvres et aux classes moyennes d’y accéder. En outre, il interdit aux compagnies d’assurance de refuser de couvrir les personnes malades, ou de leur faire payer plus cher.
Gilles Halais, avec agences