Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) a décidé d'ouvrir une enquête sur le vol Air France 445 du 29 novembre. C'est la nouvelle appellation du vol Rio-paris après la catastrophe du 1er juin. Le vol a subi des turbulences sévères dans une zone proche de celle du crash. Il a dû effectuer une descente en urgence. Des similitudes qui interpellent les enquêteurs.
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Le BEA a donc décidé d'ouvrir une enquête sur l'incident traumatisant qu'ont vécu les passagers et l'équipage du vol Air France 445, le 29 novembre dernier. AF 445, c'est le nouveau nom donné par la compagnie au vol Rio-Paris, après le crash du 1er juin dernier, qui a causé la mort de 229 personnes. Ce sont les circonstances proches de celles de la catastrophe qui attirent l'attention des enquêteurs. Ce 29 novembre, le Rio-Paris arrive dans la zone où le vol AF 447 a disparu. L'avion est en vol depuis quatre heures quand il rencontre de très fortes turbulences. L'avion est si secoué que les pilotes décident de descendre pour trouver des niveaux plus calmes. Ils contactent le contrôle aérien de Dakar, qui ne répond pas. Ils envoient alors un message d'urgence, un mayday , ce qui équivaut à un appel de détresse dans le code aéronautique et maritime. Selon Air France, cet appel n'a pas été lancé parce que les pilotes se croyaient vraiment en détresse, mais comme recours pour avertir les autres avions sur zone, en l'absence de réponse du contrôle aérien. Les versions sur la descente d'urgence de l'avion divergent quelque-peu. Sur le moment, Air France avait indiqué que l'appareil était descendu de 600 mètres. Dans son édition d'aujourd'hui, le quotidien Le Figaro parle plutôt de 1.700 mètres, en précisant que la procédure normale ne préconise que de descendre de 300 mètres. Un bloggeur présent dans l'avion a par la suite décrit le sentiment de panique qui a régné dans l'appareil, équipage compris. Même zone que pour le vol AF 447, même type de météo perturbée, même tranche horaire, même série d'avion, un Airbus 330... Ce sont ces similitudes qui ont poussé le BEA à décider d'ouvrir un enquête sur cet incident, jusqu'à présent considéré comme banal du point de vue technique, même si la frayeur vécue par les personnes à bord, elle, ne l'est certainement pas. “On ne peut pas passer à côté d'une telle coïncidence”, explique le porte-parole du BEA. Le 29 novembre, les tubes “pitot” de l'avion, ces capteurs qui permettent de recueillir certaines données de vol, n'ont pas givré et les paramètres ne se sont pas affolés. Les recherches de l'épave et des boîtes noires du vol AF 447 doivent reprendre début 2010.
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