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Des zones d'ombre après la mort de Michel Germaneau

le Lundi 26 Juillet 2010 à 21:39
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Alors que Bernard Kouchner est en visite au Mauritanie, au Mali et au Niger pour examiner les mesures de sécurité à prendre pour les ressortissants français, plusieurs questions demeurent sur les circonstances de la mort de Michel Germaneau : quand l'otage français a-t-il été tué par ses ravisseurs ? Avant ou après le raid mené jeudi par la Mauritanie et la France ? Ce raid avait-t-il d'ailleurs pour but de libérer l'humanitaire ?

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"Les conditions effroyables de la détention de Michel Germaneau et de son exécution devront être éclaircies", estime Martine Aubry. La Première secrétaire du PS veut lever les zones d'ombre qui demeurent sur le sort de l'humanitaire français. Une question essentielle reste notamment sans réponse : est-ce en représailles du raid que les terroristes ont décidé de tuer Michel Germaneau, comme l'affirme Al-Qaïda au Maghreb islamique ? Paris est prudent sur la question. Aucune preuve de vie "n'avait pas été obtenue depuis le mois de mai" a rappelé Nicolas Sarkozy, affirmant que les ravisseurs ont "refusé de faire parvenir" au septuagénaire les médicaments dont il "avait besoin''. Michel Germaneau était-il déjà mort avant le raid ? Non, répond un responsable militaire malien : "Plusieurs sources nous disent qu'il était vivant lors de l'opération militaire. Al Qaïda est bien organisé, ils ont des médicaments. Tout le monde sait que l'échec d'une telle opération implique la mort de l'otage". "Un changement d'attitude de la France ?" L'opération franco-mauritanienne avait-elle d'ailleurs pour but de libérer Michel Germaneau ? Dans les jours qui ont suivi le raid, l'armée française a affirmé qu'il s'agissait seulement d'aider la Mauritanie à lutter contre les terroristes. Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy confirme avoir cherché à libérer l'humanitaire, menacé par un "assassinat programmé". "Il était déjà condamné" a confirmé Bernard Kouchner en Mauritanie, où il s'est rendu - avant le Mali et le Niger - pour discuter de la "coopération entre Nouakchott et Paris en matière de sécurité".
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Un argument qui ne convainc pas le maire de Marcoussis, où vivait Michel Germaneau : "Est-ce un changement d'attitude de la France vis-à-vis de ses ressortissants lorsqu'ils sont pris en otage ? Moi, je n'ai pas le souvenir qu'il y ait un otage français qui ait été exécuté depuis extrêmement longtemps". Olivier Thomas posera sans doute la question à François Fillon, qui le recevra jeudi. Céline Asselot avec agences