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Le journaliste tunisien Taoufik Ben Brik condamné en appel

le Samedi 30 Janvier 2010 à 13:56
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Une cour d’appel tunisienne a confirmé la peine de six mois de prison infligée en novembre au journaliste et opposant Taoufik Ben Brik.

Une manifestation pour la libération du journaliste Taoufic Ben Brik en novembre dernier. © ©AFP/Arthur Herbulot Radio France

Le journaliste tunisien était accusé d'avoir agressé une automobiliste, et avait été arrêté en octobre. Il nie les faits et se dit victime d'une machination. Taoufik Ben Brick était poursuivi pour "faits de violence, outrage public aux bonnes moeurs et dégradation volontaire des biens d’autrui" sur la base d'une plainte déposée par une femme d'affaires de 28 ans qui l'accuse d'avoir embouti sa voiture et de l'avoir battue et insultée devant témoins. _ Comme au premier procès, celle-ci était absente à l'audience en appel. Aujourd’hui, l’avocat de Taoufik Ben Brik demande à Nicolas Sarkozy d’intervenir pour sa libération.
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De nombreux militants pour la liberté d'expression défendent la cause du journaliste et dénoncent des charges fabriquées de toutes pièces pour le faire taire. Le procès a été précédé par une mobilisation pour la libération de Taoufik Ben Brik en France et au Parlement européen. _ Les défenseurs des droits de l'homme accusent la Tunisie de se servir de la police et des tribunaux pour faire taire les opposants au régime, dirigé depuis 23 ans par Zine el Abidine Ben Ali. Les autorités, quant à elles, démentent toute motivation politique et affirment que personne ne doit être au-dessus des lois. Agé de 49 ans, cet opposant notoire au président Ben Ali collabore avec plusieurs journaux français, publiant des articles virulents contre le chef d’Etat tunisien. _ L'affaire a provoqué des tensions diplomatiques entre les deux pays amis. Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, avait exprimé sa déception après l'arrestation du journaliste. Ben Ali a dénoncé une "ingérence étrangère" dans les affaires intérieures tunisiennes. La famille de Ben Brik, dont sa femme Azza, a lancé le 15 janvier un "cri d’alarme" et a entamé une grève de la faim pour demander sa libération pour raisons sanitaires. Selon Amnesty International, le journaliste souffre de diabète, de diarrhée chronique et d’une maladie de déficience immunitaire.