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"Le CSA a besoin d'une réforme en profondeur"

le Samedi 12 Janvier 2013 à 09:15
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Le CSA aura un nouveau président le 24 janvier prochain. François Hollande a choisi cette semaine Olivier Schrameck, l'ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin. L'occasion de s'interroger sur le rôle du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel : à quoi sert le CSA aujourd'hui ? L'institution est-elle encore adaptée à un paysage médiatique en pleine évolution ? On en parle avec le journaliste Guillaume Evin, auteur du "Livre noir du CSA".

"Le CSA, ce ne sont pas seulement des gens dans un bureau qui regardent la télé ou qui mesurent le temps de parole avec un grand sablier, comme le croient certains", sourit Guillaume Evin, auteur d'une enquête sur le gendarme de l'audiovisuel. "C'est beaucoup plus complexe que cela : le CSA doit à la fois réguler le marché et protéger les consommateurs." Malgré la présence de 320 collaborateurs, le Conseil peine à remplir cette mission complexe, selon le journaliste.

Guillaume Evin estime qu'une réforme est plus que jamais nécessaire. Tout d'abord pour changer le mode de nomination des membres du Conseil. "En Espagne, le Parlement doit s'accorder à la majorité des deux-tiers sur le nom du président de la RTVE, la télévision publique. On aurait intérêt à s'en inspirer", selon le journaliste.

Il faut ensuite trouver une solution que pour le CSA ait autorité sur Internet. "Aujourd'hui, il n'a aucun pouvoir sur le web, les règles de pluralisme ne s'appliquent pas. Et c'est un vrai problème", estime Guillaume Evin.

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