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Peut-on verrouiller la communication politique à l'heure de la "réactivité permanente" ?

le Samedi 5 Octobre 2013 à 09:20
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Deux ministres qui se lancent des piques par médias interposés, un premier ministre qui tente de mieux encadrer les prises de parole. La communication gouvernementale a occasionné bien des articles cette semaine. Analyse avec Arnaud Mercier, chercheur en communication politique à l'université de Metz.

François Hollande a rappelé la nécessaire solidarité gouvernementale après la polémique sur les Roms © Reuters - Philippe Wojazer

Des couacs, des tweets ravageurs et du serrage de vis. Voilà les mots qu'on a pu lire dans la presse cette semaine. Le différend qui oppose Manuel Valls à Cécile Duflot s'est étalé au grand jour, le chef de l'Etat a voulu réagir et une note est arrivée dans les bureaux de ministres : à l'avenir, toute demande d'interview devra être soumise à Matignon.

"Les sollicitations sont permanentes"

Une tentative de verrouillage qui ne convainc pas Arnaud Mercier, professeur de sciences de l'information et de la communication à l'université de Metz : "orchestrer la communication des ministres, c'est déjà difficile. La verrouiller est impossible, car les sollicitations sont désormais permanentes de la part des chaînes d'information en continu, des sites Internet... Les ministres sont sans cesse mis à l'épreuve de la réactivité. Evidemment, le risque de dérapage est plus important. Mais s'il faut en référer à une sorte de général en chef, les ministres ne pourront plus répondre à temps aux sollicitations des journalistes."

37 ministres dans un gouvernement, c'est autant de ministres qui tentent d'exister médiatiquement : "Il leur faut trouver le bon dosage entre la valorisation de leur action et de leur personne et un minimum de solidarité gouvernementale", estime Arnaud Mercier.

 

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Vos réactions sur cette info
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lenonlégitime (anonyme),
La communication est devenue essentielle et même un outil primordial pour la gestion de la chose politique et gouvernementale. Lorsque l'on fait le bilan actuel du chef du gouvernement et de certains de ses ministres, on constate que c'est un vrai désastre. Peuvent t-ils redresser la situation ? Doit-on mettre des conseillers en communication pour tous les ministres et leurs conjoints ? Je pense que cela ne changerait rien car s'il faut préciser à un ministre en général ou même au premier d'entre eux, ce qu'il faut communiquer pour converger vers le cap tracé par le Président de la République, alors c'est qu'ils sont inaptes d' être à ces postes. Peut être que c'est un problème dans le recrutement des conseillers. Prenant deux exemples qui font les unes maintenant : - la réforme des rythmes scolaires qui est catastrophique dans ses applications, mal ficelée et entre dans la logique des décideurs d' avant. Qui est le conseiller à l'éducation du Premier Ministre ? -en ce qui concerne les accords du front de gauche et EELV pour les prochaines élections municipales, le chef de la majorité qui est aussi le chef du gouvernement doit poser une question simple et communicative à EELV : " Etes vous dans la majorité ou pas ? " et doit alors éclaircir la situation le plus rapidement possible, car on ne peut pas être dans la majorité et s'allier avec l'opposition pour les élections même si c'est avec le front de gauche. La France a tout les moyens de son redressement et le Président a tracé le cap. Il serait suicidaire politiquement que, pour assouvir les ambitions personnelles de certains, cela devienne impossible. Pour la petite histoire, ce qui a fait le plus chuter Mr. Sarkosy à la dernière présidentielle, c'est d' avoir gardé son Premier Ministre jusqu'au bout.
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