Nicolas Sarkozy s’empare du cas de Florence Cassez

par Anne-Laure Barral mercredi 2 novembre 2011 00:00
Les deux chefs d'Etat lors de la cérémonie d'accueil au palais présidentiel de Mexico
Radio France © Daniel Aguilar/ Reuters

Le président de la République en visite au Mexique a demandé à ce que la convention permettant le transfèrement de la Française soit appliquée. Il a également demandé la mise en place d’un groupe de travail juridique des deux pays.

Ce devait être une visite pour donner un coup de fouet aux échanges franco-mexicains, le court passage de Nicolas Sarkozy au Mexique aura été marqué par l’affaire Florence Cassez. Cette Française condamnée à 60 ans de prison pour complicité d’enlèvement. Des faits qu’elle nie.

Le président Nicolas Sarkozy a demandé à Mexico la mise en place d'un "groupe de travail juridique franco-mexicain" dès aujourd'hui. Ce groupe "se donnera trois semaines pour trouver une solution qui permette de préserver les intérêts de la justice mexicaine, de la justice française, les intérêts des victimes et le droit de chacun, même s'il a été condamné, à se voir respecter dans l'application des droits qui sont les siens", a poursuivi M. Sarkozy.

Le président a souligné que "le Mexique était une démocratie", que "la justice mexicaine était indépendante", et qu'il n'était "pas venu pour discuter les décisions de la justice mexicaine". Il a ajouté qu'il existait, dans un cas comme celui de Florence Cassez, des "traités et des conventions", et en particulier "une convention dite de Strasbourg, de 1983, qui prévoit la possibilité de transférer un détenu français du Mexique en France ou de transférer au Mexique un Mexicain détenu en France". Dans la soirée, l'avocat de la jeune femme a confirmé que cette dernière demandait à purger sa peine en France.

Au Mexique, où Florence Cassez est détenue depuis plus de trois ans, la perspective d'une possibilité de son transfert vers la France suscite de violentes réactions. Les enlèvements par des gangs criminels sont devenus un véritable fléau dans le pays, avec environ 8.000 cas recensés chaque année.

Par ailleurs, le chef de l'Etat français a tenu à manifester le soutien de la France au président Calderon dans son "combat courageux et déterminé" contre ce fléau du crime organisé.