Le bruit peut rendre votre vie infernale dans un logement mal isolé. Voici quelques conseils pour limiter le bruit de la rue et des voisins ...
Double vitrage nécessaire en ville... © Alexandre Marchi.
Les voisins. Au dessus, en dessous, sur les côtés, dans certains immeubles mal conçus, on entend toute leur vie. Et ils entendent toute la nôtre. Comment étouffer ces bruits ? Comment limiter leur impact sur notre quotidien ?
Il existe plusieurs solutions :
Tout d’abord pour limiter les bruits du voisin du dessus,
qui reste le plus bruyant : LA solution, c’est le plafond suspendu.
Un deuxième plafond en somme, que l’on vient
installer sous le premier. SOUS et pas SUR ... Surtout pas sur… car le bruit se
transmet d’une structure à l’autre. Il faut donc réussir à créer un second
plafond sans qu’il soit directement rattaché au premier.
Il existe pour cela
deux techniques :
soit on tend des poutres métalliques d’un mur à l’autre
juste en dessous du premier plafond. Et c’est sur ces poutres que l’on fixera
le deuxième plafond.
Soit on suspend le deuxième plafond avec des silentblocs
en caoutchouc. Le caoutchouc amortit le bruit et absorbe en quelques sortes les
vibrations.
Dans les deux cas de figures, l’espace situé entre le plafond suspendu et le plafond d’origine, sera comblé par de la laine de verre ou de la laine de roche. 15 à 20 cm de laine suffisent à créer un tampon acoustique efficace. On peut aussi mettre deux couches de Placoplatre sur le deuxième plafond, le rendre plus épais en fait.
Quel prix pour ce plafond suspendu ? Entre 40 et 50 € du mètre carré. Mais il n’est pas utile d’en poser un dans toutes les pièces. Les chambres et le salon suffisent. Ce n’est pas forcément utile dans une salle de bains ou dans une cuisine. Et l’effet ne sera pas amoindri si vous ne faites pas tout l’appartement comme cela. En fait, il se limitera aux pièces choisies. Par ici pour un exemple de plafond suspendu, par là pour l’éclairage d’un plafond suspendu.

Plafond suspendu. © Droits Réservés.
Toujours pour vous isoler des bruits du voisin du dessus, pensez à emballer tous les tuyaux : gaines, colonnes d’eau, d’aération, tuyaux d’évacuation d’eau, ceux du radiateur etc. Un coffrage en Placoplatre sur ossature métallique, par exemple, est un bon moyen d’étouffer ces bruits. Mais cela suppose d’emballer TOUS les tuyaux, si vous en laissez un, vous entendrez tous les bruits par ce tuyau…
Le voisin du dessous : le principal problème, ce sont les discussions animées lors d’un repas de famille et la musique. Ces bruits là « montent » jusque chez vous. Quelle solution ? Là, c’est plus délicat en fait, il est bien sûr toujours possible d’isoler phoniquement votre plancher, avec des planneaux de bois de fibres compressées (70 € du mètre carré). Plancher / panneaux de bois compressé / et revêtement type parquet, PVC ou moquette.
L’inconvénient, c’est que cela relève le niveau de votre sol de plusieurs centimètres (cinq centimètres en moyenne). Il faudra donc en tenir compte pour les portes, qui devront être rabotées…
Et le voisin de pallier ? Peut-on isoler la cloison qui nous sépare de son appartement ? Oui, mais attention : ça ne servira à rien si vous êtes le seul à faire les travaux. Le mur est isolé d’un coté, il ne l’est pas de l’autre, résultat : votre voisin ne vous entend plus, mais vous vous entendez toujours tout ! Aussi bizarre que cela puisse paraitre. En fait, pour que ce soit réellement efficace, il faut isoler les deux cotés de la cloison. Cela suppose donc de s’entendre avec son voisin…

Isolation de cloison. © Alexandre Marchi.
Autre problème que l’on voit apparaître depuis quelques temps, c’est la présence de climatiseur dans les commerces, les banques, voire dans certains appartements. Des climatiseurs fixés au mur… et dont le vrombissement dérange le voisin direct, de l’autre coté du mur ! Que faire ? Soit le propriétaire du climatiseur accepte de le fixer avec des silentblocs en caoutchouc (pour amortir le bruit), soit il refuse et vous n’avez plus qu’à vous tourner vers la mairie. Le service « environnement » de votre mairie, qui peut procéder à des contrôles, en vertu d’un décret datant de 1995. Il y a des normes sonores précises à respecter, elles se mesurent en décibels. Des contrôles peuvent être effectués et si le climatiseur de votre voisin dépasse ces normes, alors il doit faire des travaux dans les 2 mois. Par ici et par là pour en savoir plus sur les textes de loi notamment.
Et si vous faisiez construire une maison « anti bruit » ?
Avec de la pierre, des moellons et des joins au mortier de préférence pour créer un effet de masse. Des murs épais retiennent les bruits de la rue, des voitures ou des trains qui passent.
Avec une porte en bois, aussi, une porte bien étanche (ce serait idiot que les bruits passent par des joins mal réalisés).
Avec des fenêtres acoustiques : un encadrement en bois (bien plus efficace que le PVC ou l’aluminium pour filtrer le bruit, le bois est laqué aujourd’hui donc facile d’entretien, et il est souvent garanti une dizaine d’années), et des doubles voire des triples vitrages acoustiques. Les verres ne sont pas tous de la même épaisseur, c’est l’astuce, et c’est ce qui permet de stopper les bruits extérieurs. Par ici, pour un exemple détaillé. Comptez entre 700 et 800 € pour une fenêtre d’ 1m20 sur 1m 60 ou 1m 80.

Fenêtre ancienne. © Alexandre Marchi.
Dans les immeubles parisiens, de type Haussmannien, il n’est
pas toujours possible de remplacer les fenêtres. Alors, la solution c’est une
double fenêtre : une deuxième fenêtre fixée à 15 cm de la première. On crée un
sas acoustique en somme.
Sinon, des doubles rideaux très épais peuvent aussi faire
l’affaire quand ils sont fermés. Le tissu absorbe les bruits, on dit
généralement qu’il faut 30 %de tissu dans une pièce (trois mètres carrés de
tissu dans une pièce de 10 m carrés par exemple).
Avec de la moquette ? Bien sûr elle réduit les bruits dans une pièce, elle évite la réverbération mur / sol/ plafond. Plus elle est épaisse, plus elle absorbe les bruits. Le problème c’est qu’elle n’est plus très tendance … Il existe cependant de nouvelles moquettes acoustiques, avec des traitements anti bactérien, anti salissure qui peuvent faire l’affaire dans des chambres par exemple.
Avec du tissu mural à la place du papier peint ? Coton, soie ou laine, il est toujours très agréable. Il crée une atmosphère chaleureuse tout en isolant la pièce là encore, des réverbérations sonores. Seul inconvénient ? Son prix : 100€/ mètre carré en moyenne… c’est la pose qui est chère en fait, le système de tissu, de thibaude, fixés sur des baguettes clipsées au mur. Une technique traditionnelle, un savoir faire qui se paie. La technique, plus récente du « tendu-collé » est moins onéreuse.
Avec la complicité de Jean-Luc Antoine, Architecture et Design (Bainville sur Madon, Meurthe et Moselle).

Comité d'entreprise sous tension à Air France
Naufrage de l'Erika : décision le 25 septembre
Législatives : le FN espère se maintenir dans 150 à 200 circonscriptions
Deuxième et dernier jour de scrutin présidentiel en Egypte
Dubioza Kolektiv, les Balkans à la fête !
Tests : Kurtley Beale à l'ouverture
Nice : Simon en deux temps
Critérium du Dauphiné : Evans, A.Schleck et Wiggins seront là
GP Monaco : Alonso en tête des essais devant Grosjean
Nanterre : Akono part à Lille
Interclubs / Lemaitre : " Je ne suis pas encore au niveau "
ChE (H) : Rouault en finale du 800m, pas Pannier
Le rugby montpelliérain veut imiter le football et le handball
Géométrie de caoutchouc, chorégraphie d'Aurélien Bory pour un chapiteau





