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"Rosa Bonheur. Liberté est son nom", de Gonzague Saint Bris

le Vendredi 13 Juillet 2012 à 13:55
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Rosa Bonheur a été l'une des artistes les plus célèbres du XIXe siècle comme le rappelle Gonzague Saint Bris.

"Rosa Bonheur, Liberté est son nom" de Gonzague Saint Bris (Détail) © Robert Laffont

Gonzague Saint Bris revient sur le destin de l'artiste Rosa Bonheur dans la biographie qu'il consacre à cette artiste injustement oubliée.  Elle a incarné la rébellion, la virtuosité et le succès. Gonzague Saint Bris.

  • Rosa Bonheur. Liberté est son nom, de Gonzague Saint Bris est publié chez Robert Laffont (246 p., 20E)
  • Note : ****
Mot de l'éditeur

Gonzague Saint-Bris consacre son trentième livre à une femme d'exception, et à travers elle, toutes celles qui ont choisi la liberté de créer pour apprendre à devenir elles-mêmes.
Rosa Bonheur a connu, dans la seconde moitié du XIXe siècle, un succès si extraordinaire en France, ainsi qu'à l'étranger, qu'on la considérait comme le peintre le plus célèbre de son temps, alors que cette même époque maintenait les femmes dans une dépendance totale, ne leur reconnaissant aucun droit et, le plus souvent, les empêchant autant de s'exprimer que de créer. Mais Rosa Bonheur, petit bout de femme en apparence et grande artiste dans l'âme, sut très jeune s'affranchir des préjugés, avant d'assurer, par son talent, une émancipation qui fit d'elle un des peintres essentiels de son temps, et la première femme artiste à recevoir la Légion d'honneur. Acharnée au travail et jalouse de son indépendance, cette rebelle qui se forma toute seule apprit, au fil des années, à devenir un être pleinement libre. Émule de Delacroix, de Géricault et de Corot, qui lui vouèrent une grande admiration, très appréciée de l'impératrice Eugénie, du duc de Morny, de la reine Victoria ou de Buffalo Bill, la petite bordelaise d'origine modeste, qui finit châtelaine dans la forêt de Fontainebleau, sut imposer à l'Europe cultivée la force de son caractère et la virtuosité de son style. Saint-simonienne convaincue, adorant les animaux, cette vestale de l'art qui, selon sa volonté, vécut et mourut vierge, n'a cessé de peindre ces présumés inférieurs parce que, disait-elle, " ils ignorent les passions ". En leur compagnie, celle que Ruskin surnommait la " French Lady " a ainsi composé, à travers des milliers de dessins, de tableaux et de sculptures aussi subtilement savants que formidablement vivants, une grande géorgique de l'histoire de l'art occidental.

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