aller directement au contenu
  • Votre radio, vos favoris, vos alertes personnalisées

"Mon tour du "Monde", d'Eric Fottorino

le Jeudi 12 Juillet 2012 à 09:25
  • Pas encore de votes

Pendant trente ans, Éric Fottorino a été journaliste au Monde avant de diriger ce prestigieux quotidien. Retour sur la carrière d'un jeune homme ayant rêvé de travailler pour le "quotidien du soir" à l'heure des bouleversements technologiques et de l'argent roi.

Retour sur une carrière exceptionnelle dans un quotidien prestigieux © Gallimard

Aujourd'hui, le jeune reporter devenu patron et écrivain et récompensé par plusieurs prix littéraires, raconte dans son nouveau livre comment, le globe-trotter qu'il était a été confronté à l'argent, au pouvoir et aux nouvelles technologies.

  • "Mon tour du "Monde", d'Eric Fottorino est publié par Gallimard (544 p., 22,50E)
  • Note : ****
Mot de l'éditeur

"Longtemps j'ai rêvé du Monde. J'y serais entré même à genoux ! Depuis mon premier article, paru en 1981 – j'étais encore étudiant –, jusqu'à mon départ, en février 2011, près de trente années se sont écoulées. Je me souviens de tout. La rue des Italiens, les séances de Bourse au palais Brongniart, mes premiers reportages. Je revois les affamés d'Éthiopie, le visage de Mandela, la trogne de Noriega. Je revois les kolkhozes d'Ukraine, le marché aux grains de Chicago, les élégantes du Viet Nam. J'entends la voix de Jacques Benveniste, qui croyait à la mémoire de l'eau, Jane Birkin parlant de Gainsbourg, tant de silhouettes, tant de reportages. Le journalisme fut mon pain de tous les jours. Je suivis d'un cœur léger ses mots d'ordre : voyager, rencontrer, raconter. Puis recommencer. Élu directeur, j'ai plongé dans l'aventure collective. Il a fallu garder confiance quand les dettes s'accumulaient, et que le Net ébranlait la galaxie Gutenberg. Il a fallu réinventer ce journal dans l'urgence et la douleur, sans gros moyens, avec la foi du charbonnier. Il a fallu aussi approcher le pouvoir et le tenir à distance. La mer était souvent agitée. J'ai tout revu, tout revécu. J'ai tout aimé ou presque, sachant avec Cioran qu'il faut parfois avaler l'amer avec le sucré. J'ai quitté Le Monde mais Le Monde ne m'a pas quitté."  Éric Fottorino.

 

aller directement au contenu