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L'agent littéraire, homme de l'ombre

le Jeudi 7 Novembre 2013 à 05:20
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Zoom sur une profession méconnue : celle d'agent littéraire. Cet homme de l'ombre joue le rôle d'intermédiaire entre un auteur et un éditeur. Apparu depuis longtemps aux États-Unis et en Angleterre, le métier en est encore à ses balbutiements en France.

Pierre Astier, agent littéraire depuis 2006 © Radio France - Sébastien Baer

Évidemment, Pierre Astier passe une grande partie de son temps à l'étranger. Tantôt à Taïwan, à la rencontre d'éditeurs ou bien en Allemagne, au salon du livre. Cet ancien éditeur est devenu agent littéraire en 2006. Il s'occupe aujourd'hui d'une cinquantaine d'auteurs français et étrangers. Il les aide à trouver un éditeur ou encore à négocier leur contrat.

En France, les agents littéraires sont moins d'une dizaine à se partager le marché. Plusieurs auteurs reconnus travaillent avec eux : Marc Lévy, Michel Houellebecq ou encore Christine Angot.

Albin Michel, qui vient de décrocher le Goncourt et qui reçoit 5.000 manuscrits par an, estime pouvoir se passer des agents. Chez Actes sud, autre maison d'édition, la directrice Françoise Nyssen, s'en méfie.

La profession se développe en France

Le plus célèbre agent littéraire s'appelle Andrew Wylie. Surnommé "le chacal", cet Américain est réputé pour son habileté à négocier de juteux contrats et transférer les auteurs d'un éditeur à un autre. Pierre Astier se défend : "L'agent n'est pas là pour soutirer de l'argent aux uns et aux autres. Il est là pour négocier au mieux des intérêts d'un auteur. Un écrivain a un potentiel et un manuscrit aussi. Tout ça se calcule."

Encore confidentielle en France, la profession d'agent littéraire se développe. "C'est une évolution logique du milieu de l'édition", estime Juliette Jost, éditrice chez Belfond et auteur d'une étude sur le sujet.

 

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