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Le combat d'une libraire

le Samedi 17 Mars 2012 à 10:45
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Les coups de coeur de Valérie Expert, Marie-Neige Sardin libraire au Bourget et Gérard Collard, de St Maur.

  © L'oeuvre, Michel Lafon, Cherche Midi

Celle qui dit non de Marie-Neige Sardin aux éditions de L'oeuvre.

Marie-Neige Sardin a été victime de 27 agressions. Dans son livre, elle raconte son combat face à ceux qui veulent la faire partir du Bourget. "Je tiens à mon statut de libraire. Je suis la dernière libraire de la ville et si je pars la culture s'en va avec moi". La sortie de son livre n'a pas facilité sa vie quotidienne.

Résumé : J'ai longtemps hésité avant d'écrire ce livre. Il raconte ma vie. La vie d'une femme française ordinaire. Une femme qui travaille, qui élève seule sa fille. Je suis libraire. Peut-être l'une des dernières du 93. J'ai subi vingt-six agressions en six ans. Elles se sont produites sur mon lieu de travail, dans mon immeuble, dans les rues de ma ville. Aucun de mes agresseurs n'a jamais été puni. Le Bourget était jadis une ville paisible et accueillante. Elle a profondément changé. Les violences dont j'ai été la victime, je ne les ai ni cherchées, ni provoquées. Elles me sont tombées dessus comme la foudre. Enormément de personnes vivent aujourd'hui en France ce que je vis dans ma banlieue. Ce livre est un cri d'alarme, un appel au secours : il faut que cela s'arrête. Il faut que quelqu'un dise non.

Un mariage dans la cage aux lions de Rosa Bouglione chez Michel Lafon

Résumé : Depuis le XVe siècle, cette famille de tziganes a sillonné toutes les routes d’Europe. Ils ont commencé comme les parents de Rosa, avec une vieille carriole, montreurs de coqs prétendus de combat et de chiens déguisés en loups. Au seuil des années trente, les jours de représentation, c’étaient cent camions d’animaux et de matériel qu’il fallait décharger, et quarante tonnes de toile qu’il fallait déployer – sans treuil électrique – pour monter le cirque d’un soir ! Rosa en a connu, des voyages, avant que les Bouglione achètent le mythique Cirque d’Hiver, dont ils ont fait le temple de spectacles époustouflants. Et elle en a vécu, des aventures : un anaconda qui aimait trop les filles et resserrait la pression quand il s’enroulait autour d’elles, des dizaines d’éléphants égarés dans une ville, et les frasques de Jacky le gorille, qui ne buvait que du Perrier, gobait les œufs et se fabriquait un hamac avec les rideaux de douche des chambres d’hôtel…

Bien sûr, il y a aussi eu des drames : les bêtes sauvages restent toujours dangereuses. Il y a eu des persécutions, au fil des siècles, et les horreurs de la période nazie. Quel courage il leur a fallu ! Quelle école de maîtrise et d’humilité que ce métier ! Dompteurs, dresseurs de chevaux, trapézistes, clowns blancs, auguste au costume de lumière : Rosa nous fait découvrir, au quotidien, la passion de ces virtuoses de l’impossible qui, aujourd’hui encore, mettent des étoiles dans les yeux des petits et des grands.

Madame B, ma seconde mère de Daniel Prévost aux éditions du Cherche midi

Résumé : Daniel Prévost se retourne vers son passé, sa petite enfance et son adolescence et nous dresse avec tendresse le portrait d'une femme qui, par sa présence bienveillante, lui fit don des rares moments de lumière de ses jeunes années.
Cette femme, c'est madame B., comme il l'écrit pudiquement. Elle était la directrice de son école primaire. Pleine de bonté et de générosité, elle le sortit avec douceur d'un contexte familial délétère. Elle fut pour lui un refuge permanent. Et Daniel Prévost n'hésite pas à écrire d'elle qu'elle était une "sainte laïque".
Sensibilité et émotion sont constamment présentes dans ce récit où l'auteur redonne vie à madame B.

Marie-Madeleine d'Enguerrand Guépy aux éditions de L'oeuvre

"Dans les rues de la vieille ville de Jérusalem, sous le soleil d’Éphèse, sur les routes rocailleuses de la Sainte- Baume, peu m’importe qu’on pense qu’elle était de lignée royale ou putain, qu’elle ait eu sept démons, trente-six maris, une passion tumultueuse pour un centurion romain, peu m’importe qu’elle soit enterrée dans cinquante endroits différents et que tout le monde se dispute son héritage, peu m’importe encore que l’on ait découvert trois cent cinquante manuscrits en langue ancienne qui fassent d’elle une grande prêtresse et la femme du Messie, peu m’importe encore les élucubrations de tous les écrivains en manque de sensationnel, peu m’importe surtout mes propres obsessions, car tout cela n’a aucune importance. En Judée-Samarie, au temps de la mandature du préfet Ponce Pilate, une femme sut adoucir le cœur de l’Éternel. Et l’Éternel réinstalla la femme en son mystère. Elle s’appelait Maria de Magdala et fut la première à voir Jésus ressuscité, Jésus, fils de l’Éternel, qui n’était venu que pour les pécheurs. Marie de Magdala, notre sainte, pour l’éternité."

 

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