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Histoire de femmes

le Samedi 23 Juin 2012 à 10:50
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Avec aujourd'hui Nathalie Iris de la librairie "Mots en marge" à la Garenne-Colombe et Gérard Collard de "La griffe noire" à Saint-Maur.

La sélection de la semaine de nos libraires © Radio France

Marie Blanche de Jim Fergus chez Pocket

Un très beau roman tiré de l'histoire extraordinaire de sa grand-mère tyrannique envers sa fille. Comment alors s'en sortir ? Un livre qui se lit comme un roman à suspens.

Mot de l'éditeur

Une inoubliable fresque familiale à travers un siècle et trois continents : l'auteur de Mille femmes blanches confirme son exceptionnel talent de conteur et nous offre un chef-d'œuvre.

1995, région des Grands Lacs. Jim Fergus rend visite à sa grand-mère, Renée, 96 ans. Fille d'aristocrates français désargentés, mariée trois fois, celle-ci a connu un destin hors du commun, qui l'a menée de son petit village natal de la région de Senlis jusqu'aux États-Unis, en passant par les sables de l'Égypte. D'un caractère entier, froide et tyrannique, elle a brisé la vie de sa famille, en particulier celle de sa propre fille, Marie-Blanche, la mère de Jim. Pour essayer de la comprendre, et peut-être de lui pardonner, celui-ci va tenter de retracer son parcours.

En parallèle, à travers le journal intime de sa mère, l'écrivain nous fait entrer dans l'intimité de celle-ci. Internée en 1966 dans un asile de Lausanne, Marie-Blanche se souvient de sa vie, commencée comme un conte de fées mais qui prit peu à peu des allures de tragédie.

Jim Fergus s'inspire ici de son histoire personnelle pour nous offrir une saga familiale bouleversante. À la façon de Dalva, de Jim Harrison, il inscrit l'intime dans l'Histoire et nous présente d'inoubliables portraits de femmes dans la tourmente. On retrouve surtout dans cette fresque qui s'étend sur un siècle et trois continents toute la puissance romanesque de l'auteur de Mille femmes blanches associée à une force d'émotion rare.

Service des affaires classées de Roy Vickers chez Omnibus

26 enquêtes, 22 euros, un bon rapport qualité/prix. Un classique en Angleterre, une petite merveille d'écriture.

Mot de l'éditeur

Ils sont banquiers, agents immobiliers, rentiers, aristocrates, des gens en tout point respectables. Ce sont aussi des assassins. Ils ont préparé leur crime avec le plus grand soin, aucun détail ne semble leur avoir échappé. Comment pourrait-on les soupçonner ? D'ailleurs l'enquête piétine, et le dossier finit par atterrir dans le Service des Affaires classées, où il peut dormir des mois, des années, jusqu'à ce qu'un grain de sable vienne attirer l'attention de l'inspecteur Rason. Roy Vickers décrit avec un entrain teinté d'ironie - voire d'empathie pour le meurtrier - ces crimes dont on applaudit l'habileté, la quasi-perfection, quasi, en effet : une affaire classée ne l'est jamais tout à fait, et Scotland Yard a de la patience à revendre. Les trente-six nouvelles qui composent ce recueil forment l'intégrale du cycle du Service des Affaires classées ; leur modèle inspirera les enquêtes du lieutenant Columbo.

Ce que je sais de Véra Candida de Véronique Ovaldé chez J'ai lu

Un coup de cœur de Nathalis Iris. L'histoire de trois générations de femmes qui parviendront à s'émanciper dans un pays très masculin. Un style ciselé un vrai talent de conteuse.

Mot de l'éditeur

Dans une Amérique du sud imaginaire, trois femmes d'une même lignée sont prisonnières d'un destin identique: enfanter une fille sans pouvoir révéler le nom du père. Seule, Véra Candida ose briser le cercle en fuyant son île pour un ailleurs où le passé n'existerait plus. Mais sa rencontre avec un journaliste va bouleverser la donne. Un roman sur la confrontation entre réalisme magique et violence du monde moderne, et un conte décapant sur la condition féminine aujourd'hui.L'interprétation subtile de Catherine Falgayrac met en valeur l'alternance de témérité et de soumission où se débat Vera Candida. Prix Roman France Télévisions 2009,Grand Prix des lectrices de Elle 2010.

La note secrète de Martin Morazzoni chez Acte Sud

Un livre comme une dentelle selon Gérard Collard. L'histoire d'une voix extraordinaire et d'une musique. "On dirait du Mozart, il n'y a pas un mot de trop" conclut Gérard Collard.

Mot de l'éditeur

Enfermée contre son gré dans un couvent milanais, Paola Pietra, une très jeune aristocrate, y révèle un don extraordinaire, sous la houlette de sœur Rosalba, sa maîtresse de chant : en effet, sa voix de contralto attire rapidement les foules, qui se pressent dans l'église de Sainte-Radegonde pour l'écouter. Cette "note secrète", lancée à travers les grilles qui cachent la prisonnière, bouleverse un diplomate anglais, un certain John Breval. Lors d'une messe, Paola s'évanouit, et John lui porte secours : ce contact, à la fois bref, intense et sensuel, marque la naissance d'une passion qui va faire basculer le destin de la jeune femme et la jeter clans le "vrai" monde. Inspiré d'un fait réel, ce roman, situé au XVIIIe siècle, affirme le talent de Marta Morazzoni, tout en retenue et en jouissance, plein d'une grâce charnelle. Et la figure de Paola Pietra, tranquillement rebelle, nous émerveille autant qu'elle nous questionne encore longtemps après que les derniers accords du livre se sont tus...

 

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