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Des livres de poche à ne pas rater

le Samedi 12 Mai 2012 à 10:45
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Les coups de cœur de Valérie Expert et les libraires Stanislas Rigot, librairie Lamartine à Paris, Xavier de Marchis, librairie Contretemps à Paris et Gérard Collard à Saint-Maur.

© Gallmeister, Nils, Sonatine, Folio

Noyade en eau douce de Ross Macdonald chez Gallmeister

Résumé : Dans le quartier huppé de Nopal Valley, en Californie, Lew Archer est engagé pour enquêter sur une lettre anonyme accusant sa cliente, Maude Slocum, d'adultère. A aucun prix, ces allégations ne doivent parvenir jusqu'à son mari. Profitant d'une fêe organisée chez les Slocum, le détective se mêle aux invités. La soirée est interrompue par une macabre découverte : celle du corps de la belle-mère de Maude, flottant dans la piscine. Les soupçons se portent immédiatement sur son fainéant de fils et sa trop séduisante petite-fille, premiers héritiers de la fortune colossale de la vieille dame. C'est désormais une double enquête qu'Archer doit mener, sur les traces d'un corbeau et d'un meurtrier. Cette nouvelle enquête de Lew Archer nous entraîne dans un univers trouble de faux-semblants où les victimes semblent avoir autant à cacher que leurs assassins.

Cible mouvante de Ross Macdonald chez Gallmeister

Résumé : Comme beaucoup de millionnaires du sud de la Californie, Ralph Sampson a d'étranges fréquentations. Il y a cet étrange saint homme qui vénère le soleil et auquel Sampson a autrefois offert une montagne entière, et cette actrice oubliée, versée dans l'astrologie et les pratiques sado-maso. Mais voilà que le détective privé Lew Archer est engagé par la femme de Sampson pour retrouver cet excentrique magnat du pétrole dont les "amis" ont peut-être arrangé le kidnapping. Pour mener à bien son enquête, il devra naviguer entre les sanctuaires des méga-riches californiens et les boîtes de jazz sordides. Cette première enquête de Lew Archer plonge dans un univers où s'entremêlent sexe, avidité et rancœurs familiales. Ce classique du roman noir transcende le genre en mettant en scène un détective privé qui pénètre au cœur des mystères de l'existence humaine.

La dernière conquête du major Pettigrew d'Hélène Simonson aux éditions Nil

Résumé : Scones, confiture d'orange amère, littérature et petite tasse de thé : le dernier joyau de la couronne ! À Edgecombe St. Mary, en plein coeur de la campagne anglaise, une tasse de thé délicatement infusé est un rituel auquel, à l'heure dite, le major Ernest Pettigrew ne saurait déroger pas plus qu'à son sens du devoir et à son extrême courtoisie, aussi désuète que touchante, qui font de lui l'archétype même du gentleman anglais : raffiné, sarcastique et irréprochable. Dans ce petit village pittoresque ou les cottages le disputent aux clématites, le major a depuis trop longtemps délaissé son jardin. Désormais veuf, il a pour seule compagnie ses livres, ses chers Kipling, et quelques amis du club de golf fuyant leurs dames patronnesses. Ce n'est guère son fils, Roger, un jeune londonien ambitieux, qui pourrait le combler de tendresse. Mais, le jour ou le major apprend le décès de son frère Bertie, la présence douce et gracieuse de Mme Ali, veuve elle aussi, va réveiller son coeur engourdi. Tout devrait les séparer, elle, la petite commerçante d'origine pakistanaise, et lui, le major anglais élevé dans le plus pur esprit britannique. Pourtant leur passion pour la littérature et la douleur partagée du deuil sauront les réunir. Ils vont, dès lors, être confrontés aux préjugés mesquins des villageois, ou le racisme ordinaire sévit tout autant dans les soirées privées, sur le parcours de golf, à la chasse, sur les bancs de messe que dans les douillets intérieurs. Et les obstacles seront pour eux d'autant plus nombreux que leurs familles s'en mêlent : Roger s'installe dans un cottage voisin avec Sandy, sa petite amie américaine, et le neveu de Mme Ali, musulman très strict rentré du Pakistan, se découvre un enfant caché... C'est avec beaucoup de charme et d'intelligence que Helen Simonson s'empare du thème des traditions pour montrer combien elles peuvent être à la fois une valeur refuge et un danger. Il se dégage de son roman une atmosphère so british qui enchante. Reste une question : votre tasse de thé, vous le prendrez avec un nuage de lait ou une tranche de citron ?

L'invisible de Robert Pobi chez Sonatine

Résumé : Montauk, Nouvelle-Angleterre. Jack Cole revient pour la première fois depuis près de trente ans dans la maison où il a grandi. Son père, Jacob Coleridge, un peintre reconnu et célébré dans tout le pays à l'égal de Jackson Pollock, y vit reclus depuis des années, souffrant de la maladie d'Alzheimer. Son état a récemment empiré et une crise de démence l'a conduit à l'hôpital. Si ses jours ne sont pas en danger, ses moments de lucidité sont rares. Jack, qui a le corps entièrement tatoué d'un chant de L'Enfer de Dante, souvenir d'une jeunesse perturbée, est lui aussi un artiste en son genre. Travaillant en indépendant pour le FBI, il possède un don unique pour lire les scènes de crime et entrer dans l'esprit des psychopathes. Alors qu'un terrible ouragan s'approche des côtes, Dan Hauser, le shérif de la ville, profite de la présence de Jack pour lui demander de l'aider à résoudre un double assassinat, celui d'une femme et d'un enfant dont on ignore les identités. Devant la méthode employée par le tueur, Jack ne peut s'empêcher de faire le lien avec un autre crime, jamais résolu, le meurtre de sa mère lorsqu'il avait 12 ans. Alors que le village est bientôt coupé du monde par la tempête, les meurtres se succèdent et Jack est bientôt convaincu que son père connaît l'identité de l'assassin. La clé réside-t-elle dans les 5 000 mystérieux tableaux qu'il a peints inlassablement ces dernières années et qui semblent constituer une sorte d'étrange puzzle ? C'est dans l'esprit de son père que Jack va cette fois devoir entrer, comme il entre d'habitude dans celui des criminels, pour trouver une vérité complètement inattendue.

Les rêveries du promeneur solitaire de Jean-Jacques Rousseau chez Folio

Résumé : "En sortant d'une longue et douce rêverie, en me voyant entouré de verdure, de fleurs, d'oiseaux et laissant errer mes yeux au loin sur les romanesques rivages qui bordaient une vaste étendue d'eau claire et cristalline, j'assimilais à mes fictions tous ces aimables objets  ; et me trouvant enfin ramené par degrés à moi-même et à ce qui m'entourait, je ne pouvais marquer le point de séparation des fictions aux réalités  ; tant tout concourait également à me rendre chère la vie recueillie et solitaire que je menais dans ce beau séjour."

 

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