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Viol présumé chez les pompiers de Paris : un avocat accuse les autorités militaires

le Samedi 12 Mai 2012 à 17:32
Par Mikaël Roparz

Bizutage : Maître Nicolas Cellupica, l'avocat des deux pompiers agressés accuse les autorités militaires  

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Douze pompiers de Paris ont été mis en examen aujourd'hui pour le viol présumé d'un de leurs camarades lors d'un bizutage dans un bus au retour d'une compétition sportive. Le militaire qui est soupçonné d'en être l'auteur principal a été placé en détention provisoire. L'avocat de deux pompiers ayant porté plainte pour viol et violences met en cause les autorités militaires.

C'est l'affaire est la plus grave ayant touché la prestigieuse Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP).
Dimanche dernier, un sapeur-pompier de 24 ans aurait subi le rituel dit de "la fessée, qui consiste à mordre les fesses, puis à les badigeonner de crème". Le jeune homme dit avoir tenté de se défendre et accuse un officier présent de ne pas être intervenu. Il aurait été alors violé par certains camarades à l'aide d'une bouteille. La scène aurait d'ailleurs été filmée. Un second pompier affirme lui avoir été frappé.
Les douze sapeurs-pompiers présentés devant la justice "minimisent leurs responsabilités en invoquant une tradition et nient toute violence à caractère sexuel", avait-on indiqué jeudi de source judiciaire.


"Briser la loi du silence"

Bénéficiant d'une ITT de trois jours, le jeune homme, engagé depuis trois ans, est actuellement en arrêt de travail. "Les victimes sont encore en état de choc", a réagi Maître Nicolas Cellupica, l'avocat des deux pompiers. "Elles sont retournées dans leurs familles loin de Paris et bénéficieront d'un suivi psychologique. Il est clair qu'ils ont tiré un trait sur leur carrière de sapeurs-pompiers et c'est le rêve de toute une vie qui s'efface".
Maître Cellupica a également lancé un appel aux autres pompiers victimes "qui ont subi les mêmes agissements, les mêmes barbaries, les mêmes violences, à se manifester". "Le bizutage, le rituel, la tradition, ne sont pas une excuse. Je les invite à briser la loi du silence", a-t-il ajouté.
Pour l'avocat, "ces agissements, ces bizutages, ces barbaries existent depuis des années mais qu'elles sont tues, elles sont passées sous silence y compris jusqu'au plus haut niveau de la hiérarchie".
"En conséquence, les deux victimes, à côté du volet pénal, ont décidé d'engager la responsabilité des autorités militaires qui n'ont rien fait, qui n'ont pas agi pour empêcher de tels agissements honteux", a ajouté Maître Cellupica.

Dans cette enquête, un des pompiers est en prison. Les onze autres, en garde à vue depuis trois jours, ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Quatre sont mis en examen pour "viol en réunion" et neuf pour "violence volontaire aggravée". Ils sont passibles de la cour d'assises.

Sapeurs pompiers de Paris : les anciens ne comprennent pas. Le reportage de Lucie Barbarin  

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Par Mikaël Roparz
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
michel goubault (anonyme),
en tant qu'ancien Pompier de Paris et membre de l'équipe spécial de gymnastique, je reste assez perplexe quant à l'authenticité de ces dires. A mon époque,il existait (1966) un certain bizutage qui était + ou - appliqué,pour ce qui me concerne je n'ai jamais jamais participé et subi une telle violence. Cet état de fait est très regrettable et porte atteinte (si les faits sont révélés exacts) à l'honneur du Corps de Sapeurs Pompiers de Paris et un préjudice certain à l'équipe spéciale des moniteurs de gymnastique. Attendons la suite et le résultat de l'enquête et quels qu'en soit son aboutissement c'est très affligeant pour les anciens
Avatar de anonyme
Un rêve de jeune qui s'envole en fumée... Voilà ce que mon fils a vécu il y a 4 ans, alors qu'il suivait son instruction au sein des Pompiers de Paris. Au bout de 4 mois, alors qu'il effectue sa formation dans une caserne du nord de Paris, il a baissé les bras, non pas parce qu'il avait raté les épreuves de sélection, mais bien parce que sa déception a pris le dessus. Brimades permanentes, racisme et sans doute bien d'autres choses qu'il n'est jamais arrivé à exprimer. Encore aujourd'hui, il a beaucoup de mal à en parler, mais il finit toujours par lâcher "si j'avais persisté, j'aurai peut-être fini par me suicider". Une phrase qui claque comme une sanction et un choix indiscutable.
Avatar de anonyme
Alain LEGRAND (anonyme),
Si les faits sont avérés, ce qui reste à démontrer, les limites du bizutage ont largement été dépassées. Certains n'ont manifestement pas réalisé la gravité des faits qui constituent une infraction qualifiée "crime" relevant de la cour d'assises. D'autres amusements liés à la tradition sont largement moins punissable et certainement plus amusantes, sans pour autant être dégradantes.. ..
Avatar de anonyme
jeandu22 (anonyme) @ Alain LEGRAND (anonyme),
@ alain legrand ,ce qui me choque dans votre commentaire c'est que vous trouviez normal et amusant la pratique du Bizutage ,qui je vous le rappel est interdit par la LOI ,avez vous pensé une seconde aux victimes de ce type de pratiques d'un autre temps ? c'est comme si vous disiez que mettre un doigt dans l'intimité d'une femme n'est pas un viol puisque ce n'est pas un sex qui est rentré !!! je suis choqué qu'en 2012 des personnes puissent pensé comme cela!!