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Vatileaks : trois ans de prison requis contre le majordome du pape

le Samedi 6 Octobre 2012 à 06:00 mis à jour à 12:01
Par Caroline Caldier

Le verdict contre l'ex-majordome du pape, Paolo Gabriele, accusé d'avoir subtilisé des centaines de documents dans les appartements de Benoît XVI, devrait être prononcé ce samedi. Le procureur a requis trois ans de prison. Ce premier procès public de toute l'histoire du Vatican a laissé les observateurs sur leur faim. En dehors du chef d'accusation pour "vol aggravé", le fonds de l'affaire Vatileaks, à savoir les intrigues au sein du Vatican et les fuites d'informations n'ont pas été abordées lors de ce procès éclair.

L'événement, le premier procès du tribunal du Vatican ouvert aux journalistes, n'aura duré qu'une semaine à peine, le verdict doit être rendu samedi.

Samedi matin, le procureur a requis trois ans de prison contre le majordome du pape. Sa défense a demandé sa libération et que le chef d'accusation de "vol aggravé" soit requalifié en celui, moins grave, de "détournement". Paolo Gabriele a pour sa part affirmé, lors de sa dernière déclaration, qu'il n'était "pas un voleur" et qu'il avait agi en raison d'un amour "viscéral" pour Benoît XVI.

 

Ce procès aura permis au Vatican de faire œuvre de transparence. L'accusé a été interrogé, des témoins -parmi lesquels rien moins que le secrétaire particulier du pape- ont été entendus, des règles précises d'un droit pénal italien datant de la fin du XIXème siècle observées. En outre, le Vatican a ouvert une enquête aussitôt après avoir entendu les plaintes de Paolo Gabriele sur ses conditions de détention par la Gendarmerie vaticane.

Encore de nombreuses zones d'ombre

Mais ce procès éclair apporte aussi de l'eau au moulin des sceptiques qui n'y voient qu'un moyen de camoufler l'essentiel : des conflits au sein de la Curie, des épisodes de corruption jamais éclaircis, des luttes internes autour de la banque vaticane.

L'ex-employé modèle, "Paoletto", était-il manipulé ? Avait-il des complices ? Il l'a démenti, mais Nuzzi dans son livre choc Sua Santita affirme qu'il était en contact avec une vingtaine de "gorges profondes". Quel est ce "vaste mécontentement" au sein du Vatican évoqué par l'accusé ? Tout cela n'est pas éclairci. Et après le verdict, qui sera probablement suivi d'un appel de Gabriele, l'affaire "Vatileaks" pourrait être mise sous le boisseau. 

Par Caroline Caldier
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
mailalanoix (anonyme),
Le vatican est tout aussi gangréné par la corruption que la politique et ça ne devrait étonner personne !!
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