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Une descendante d'esclave porte plainte contre l'Etat français

le Mardi 8 Janvier 2013 à 06:31 mis à jour à 08:15
Par Richard Place, Sylvie Johnsson

Rosita Destival, une Française d'origine guadeloupéenne, descendante d'esclave, assigne ce mardi l'Etat pour crime contre l'humanité. Elle est soutenue par le Conseil représentatif des associations noires de France qui estime que le gouvernement n'a pas tenu les promesses faites en matière de réparations.

En retraçant le parcours de ses ancêtres, Rosita Destival a trouvé l'acte d'affranchissement de l'un d'entre eux. Elle peut donc prouver qu'il était esclave jusqu'en 1834.

Depuis la loi Taubira adoptée en mai 2001, l'esclavage a été reconnu comme crime contre l'humanité. C'est donc pour crime contre l'humanité que Rosita Destival va assigner l'Etat français.

Une descendante d'esclave porte plainte contre l'Etat français, explications de Richard Place  
 

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Si le CRAN a décidé de se joindre cette action civile, et s'il menace le gouvernement d'une "pluie de procès", c'est parce qu'il estime qu'il n'y a pas eu d'avancée sur la question des "réparations" depuis des réunions en mai et en octobre à Matignon.

Et ce n'est pas qu'un débat du passé. Aux Etats-Unis des entreprises ont dû mettre en place des programmes de réparations.

L'appel pour un débat national sur les réparations liées à l'esclavage" publié par Le Monde cite plusieurs exemples comme celui de la banque JP Morgan Chase qui en 2005  "a été contrainte par la loi  de reconnaître que son capital initial s'était constitué en partie sur la base de l'esclavage. L''entreprise s'est engagée dans un processus de réparation en accordant 5 millions de dollars de bourses d'études pour les jeunes des ghettos noirs de Chicago".

Et il pose toute une série de questions:

"Où sont passés les flux financiers générés par la traite négrière ? Si tout n'est pas réparable, que peut-on réparer cependant ? Comment, et dans quelles conditions ? Comment a-t-on fait à l'étranger ?"

Le Conseil représentatif des associations noires de France souhaite que l'argent gagné grâce à l'esclavage soit utilisé pour contruire un musée rappelant ces heures sombres.

Le reportage de Richard Place  
 

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Par Richard Place, Sylvie Johnsson
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Libellule (anonyme),
Comment dire ? Ce sujet fait parler, pas toujours en bien, mais bon,c'est mieux que le silence. Le silence sur cette histoire, c'est comme une agonie sans fin !
Avatar de anonyme
La traite orientale a été plus étalée dans le temps que la traite transatlantique (couvrant moins de quatre siècles) : débutant dès le Moyen Age pour se terminer au seuil du XX° siècle, elle couvre quatorze siècles : le dernier marché aux esclaves est fermé au Maroc en 1920 ; l'abolition officielle de l'esclavage en Arabie Saoudite date de 1962 ; la fin de la traite des esclaves à Zanzibar de 1964.
Avatar de anonyme
DEDE97400 (anonyme),
Ridicule : La richesse de notre pays, c'est sa diversité. Mais si chaque minorité demande une compensation à cause de l'esclavage ou du colonialisme, va falloir augmenter sérieusement les impots pour payer tout le monde... D'un autre coté mon arrière grand-pere était tirailleur sénégalais et il a épousé une blanche : difficile pour eux à l'époque en France !!! J'ai surement moyen d'en tirer profit... A méditer !!! Quelle grande mascarade !!
Avatar de anonyme
Le justicier (anonyme),
Personne ne force cette dame à rester dans ce pays qui l'a tant persécuté. Qu'elle aille voir ailleurs? Après tout personne ne la retient.
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