aller directement au contenu
  • Votre radio, vos favoris, vos alertes personnalisées

Tour de France : Rémy Di Grégorio (Cofidis) mis en examen

le Jeudi 12 Juillet 2012 à 11:39 mis à jour à 17:15
Par Gilles Halais

Il assure ne s'être "jamais dopé" et pouvoir "se regarder dans une glace". Mais à l'issue de sa garde à vue, Rémy Di Grégorio a été mis en examen pour détention de produits interdits. Le coureur de l'équipe Cofidis avait été arrêté mardi dans sa chambre d'hôtel, à Bourg-en-Bresse.

Dans sa chambre d'hôtel, mardi, les enquêteurs ont saisi un kit d'injection de glucose et d'autres produits en cours d'analyse, justifiant sa mise en examen pour "détention d'un procédé interdit sans justification médicale". Il a cependant été libéré sous contrôle judiciaire. Mais a interdiction de rencontrer les autres personnes mises en examen dans cette affaire. 

Devant le juge d'instruction Annick Le Goff, le coureur a pourtant nié s'être dopé. Puis l'a répété à la sortie de son audition : "Les gens qui me supportent doivent savoir que je peux me regarder dans une glace". Mais il concède avoir reçu des injections, et des prélèvements et réinjections de sang enrichi à l'ozone. Une pratique interdite, assimilée à du dopage. Le procureur de Marseille Jacques Dallest évoque plus "des méthodes dopantes, des pratiques médicales ou paramédicales prohibées", que des produits dopants. L'avocat du cycliste, Me Dominique Matteï, prévoit donc une belle bataille d'experts : "Quelle est la frontière entre une préparation physique performante et le dopage ?" a-t-il déclaré à la sortie de l'auidition de son client. 

Interpellé le même jour, mais à Marseille, un naturopathe de 75 ans a également été présenté au juge ce jeudi matin à l'issue de 48 heures de garde à vue. C'est un homme "qui menait grande vie", racontent les enquêteurs. Son audition continue. Il devrait être mis en examen pour "administration à un sportif d'une substance ou d'un procédé interdit" et "exercice illégal de la médecine". Le procureur a requis son placement en détention.
Un troisième homme, arrêté à Bourg-en-Bresse (Ain) mardi en compagnie de Di Grégorio, a remis en liberté dès mercredi.

L'enquête remonte à 2011

Selon les enquêteurs, cette enquête sur un trafic de produits dopants a été ouverte en juin 2011. Et elle visait à l'origine l'ancienne équipe de Di Grégorio, la formation kazakhe Astana.

Chez les Cofidis, qui avaient suspendu Di Grégorio dès son interpellation mardi, on cherche maintenant à "tourner la page. On est là pour faire du vélo", explique le manager général Yvon Sanquer.

Des produits livrés à Bourg-en-Bresse sont en cours d'analyse, précise le procureur de Marseille Jacques Dallest  

Lecture
 
Partager
Par Gilles Halais
aller directement au contenu