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Second procès AZF : Grande Paroisse et son ex-directeur jugés pénalement responsables

le Lundi 24 Septembre 2012 à 14:16 mis à jour à 15:50
Par Caroline Caldier

La cour d'appel de Toulouse a condamné l'ex-directeur d'AZF Serge Biechlin à trois ans de prison, dont deux avec sursis, et 45.000 euros d'amende. La filiale de Total, Grande Paroisse, écope de 225.000 euros d'amende.

L'ex-directeur Serge Biechlin est condamné à trois ans de prison dont deux avec sursis et 45.000 euros d'amende pour "homicides et blessures involontaires" et "destruction de biens" "par négligence ou imprudence". La totalité de la peine ferme, un an, sera exécutée en régime de semi-liberté. La condamnation est plus sévère qu'en mars lors des réquisitions du parquet qui avait demandé 18 mois avec sursis et 15.000 euros d'amende contre l'ex-directeur. La défense de Serge Biechlin et de Grande Paroisse a déjà annoncé qu'elle allait déposer un pourvoi en cassation.

L'exploitant de l'usine AZF Grande Paroisse est de son côté condamné à la peine maximale, à savoir 225.000 euros. En première instance, le tribunal correctionnel de Toulouse avait prononcé le 19 novembre 2009 une relaxe générale "au bénéfice du doute".

L'avocat de Serge Biechlin estime que les condamnations prononcées contre son client et l'entreprise ne sont pas justifiées  
Maître Daniel Soulez Larivière

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Après cinq ans d'enquête : un accident chimique rendu possible par des "négligences"

La cour a donc suivi l'accusation. Selon elle l'explosion a été provoquée par un accident chimique dû au mélange de deux produits incompatibles surtout en présence d'humidité : du DCCNa, un produit chloré, avec une demi-tonne de nitrate d'ammonium déversé vingt minutes avant l'explosion sur un tas de nitrate déclassé dans un hangar du site AZF.

L'avocate des parties civiles a confié sa "grande satisfaction". Selon Maître Bisseuil, cette décision "basée sur un dossier contenant des preuves accablantes" clôture "de manière magistrale l'affaire AZF"

En revanche plusieurs parties civiles avaient demandé que le groupe Total et son ancien patron Thierry Desmarest soient poursuivis pour qu'une éventuelle sanction ne se limite pas aux "lampistes". Mais la cour a jugé leur demande irrecevable.

Le 21 septembre 2001, l'explosion de l'usine AZote Fertilisants (AZF) de Toulouse, d'une magnitude 3,4 sur l'échelle de Richter et ressentie jusqu'à 75km de distance, avait fait 31 morts, dont 21 sur le site de l'usine, et plusieurs milliers de blessés.

 

Par Caroline Caldier
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Sandrine Duhazé (anonyme),
Enfin, Total paye, hourra au nom de toutes les victimes, j'ai entendu l'avocat de Total ce matin, j'aimerais que ce monsieur, ait des victimes dans sa famille, et il comprendra ce que nous ressentons, qu'il se dise que la peine n'est pas lourde, vu le nombre de victimes qu'il y a eu, dont 31 morts, et les 2000 blessés, l'être humain n'est pas un pion, à qui on aurait le droit de faire à sa guise des blessures et de le tuer.
Avatar de anonyme
11 ans pour en arriver là ? Quel mépris pour les victimes !!!!!
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