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Questions sur l'efficacité de la surveillance de Mohamed Merah par les services de police

le Jeudi 22 Mars 2012 à 17:36
Par Laurent Doulsan

Alors que Mohamed Merah a été tué ce matin à l'issue de l'assaut des hommes du Raid, sa surveillance par la DCRI suscite beaucoup de questions y compris au sein de l'exécutif, puisque Alain Juppé, le ministre des Affaires étrangères, déclarait ce matin qu'il fallait faire "la clarté" sur une faille éventuelle des services de renseignement.

Claude Guéant, le ministre de l'Intérieur avait répondu par avance à d'éventuelles critiques sur le travail de ces services. "La DCRI", explique Claude Guéant, la Direction Centrale du Renseignement Intérieur "suit beaucoup de personnes qui sont engagées dans le radicalisme islamiste". "Exprimer des idées", a poursuivi le ministre, "manifester des opinions salafistes ne suffit pas à déférer à la justice"....
Claude Guéant a également insisté sur la difficulté de démasquer ceux que l'on appelle les "loups solitaires", ces jihadistes auto-proclamés qui agiraient en dehors de toute structure terroriste. Or depuis hier, on part de l'hypothèse que Merah est un "loup solitaire"

Que savait la DCRI sur Mohamed Merah?

Elle savait au moins que le tueur présumé avait séjourné en Afghanistan et au Pakistan. Le cas Merah leur avait été signalé. En général, explique une source policière, la DCRI "gère" les ressortissants français, comme Merah, qui ont fait le voyage dans ces pays. La DGSE se chargeant des étrangers résidant en France et soupçonnés de connivence avec l'islamisme. La DCRI était informée, car en novembre dernier, elle avait même interrogé Merah de retour du Pakistan. Selon Claude Guéant, le jeune homme avait convaincu les policiers qu'il s'agissait d'un voyage touristique. Il leur avait même montré plein de photos.
On peut s'interroger effectivement sur le sérieux de cet interrogatoire, car Merah était connu pour de multiples condamnations pour des faits de droit commun, y compris des faits de violence. On peut aussi s'interroger à ce sujet sur la circulation des informations entre les services de police.
La presse espagnole relate également deux épisodes connus de la police espagnole et logiquement donc de son homologue française. Merah aurait été repéré à un rassemblement d'islamistes radicaux à Gijon en 2007 et 2008. Il aurait été annoncé à une autre manifestation du même genre, tjr en Espagne, en 2011. Mais n'aurait pas été repéré sur place cette fois-ci...

 La  DCRI avait-elle le droit d'en faire plus?

Peut-être pas, si l'on en croit toujours certaines sources policières. Une surveillance resserrée implique le feu vert de l'appareil judiciaire. Ce n'est pas évident si l'individu ne représente pas une menace claire et nette. Pour des profils comme celui de Merah, les policiers pourraient avoir du se contenter d'écoutes téléphoniques administratives ou de surveillances d'ordinateurs. C'est en tout cas la ligne de défense qui se profile du côté du ministère de l'Intérieur.

Par Laurent Doulsan
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Philippe83 (anonyme),
Fiché aux Etats Unis ( interdit de vol ) , fiché en Espagne , un passeport qui traduit le parcours type du terroriste , on va avoir du mal à nous convaincre qu'il n'y a pas eu négigleance. Maintenant la question qui se pose est : combien d'individus ont été "victimes" de la même négligence ? Combien de vrais touristes se rendent en Afghanistan et au Pakistan ?
Avatar de anonyme
On est en droit de se demander comment cet individu et son frère pouvaient avoir ce train de vie? Redescendons sur terre ! Pas d’emplois, 476€/mois mais sorties fréquentes en boîte, armement de guerre entre 1000 et 2000€ pièce au marché noir, maisonnette à plus de 300 000€ , 2 appartements, scooter de 500cm3(V-MAX 530 Yamaha) à 10 000 € pièce, BMW à plus de 25 000€, voyages en avion,… Je sais que de nombreux français ne connaissent pas la valeur de l’argent mais , cadre dans une entreprise nationale, j’ai du mal à terminer de payer une petite 206…Je m’interroge et J’INTERROGE LES JOURNALISTES pour qu’ils fassent un peu plus d’investigations ! Et ne se contentent pas de la version du « journaliste-commandant en chef» Guéant jouant avec l’illégalité. Son professionnalisme et ses compétences sont remises en cause que ce soit dans le placement de « son » préfet de Marseille ou ses propos d’un autre âge ou cette dernière affaire! Pourquoi ce Merah n’a-t-il pas été endormi ? Alors que la DCRI ait mal bossé…. peut être ? Mais que TOUS les services de l’Etat (police, fisc, justice…) aient failli en amont CERTAINEMENT ! Qui disait que les individus ayant un train de vie sans rapport avec leurs revenus feraient l’objet d’enquêtes?
Avatar de anonyme
granet (anonyme),
Bonsoir j'ai appris par votre antenne le dénouement : pourriez vous me donner la définition du mot "présumé" répété par votre chroniqueur de la soirée quand il parle d"auteur présumé", alors que l'individu en question a donné les mobiles de ses actes, que les funestes traces de ses actes ont été visionnées par les autorités compétentes, en somme qu'il n'y a plus aucun doute sur la culpabilité de ce fanatique. à tout bout de champ , le nom et le prénom de cet individu est répété à l'envie , jusqu'à la nausée : 1) d'autres égarés comme lui , un jour peut-être se revendiqueront de sa démarche, dans une mouvance qui portera peut-être son nom .... 2) je déplore continuellement que le discours habituel du journaliste utilise abusivement le pronom personnel sujet "il" elle" pour mieux tenir en haleine l'auditeur ou le spectateur : formatage des écoles de journaliste? en ce jour, cela me semblerait complètement indiqué !!! hélas il n'en est rien 3) le vocabulaire de notre langue dispose de tas de noms communs et d'adjectifs qualificatifs permettant de limiter les répétitions et l'écoeurement 4) pensez vous que les juifs revenus des camps auraient apprécié d'entendre répété le nom de leur bourreau? quand les médias nous ont annoncé que la police avait cerné un français suspect, amalgame ou pas, oui j'ai mal à la France