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Douze policiers de la BAC nord de Marseille mis en examen, l'équipe de jour dissoute

le Vendredi 5 Octobre 2012 à 18:21 mis à jour à 23:58
Par Olivier Bénis

Il s'agit des douze policiers marseillais déférés devant le parquet, pour corruption présumée. Sept ont été écroués, cinq placés sous contrôle judiciaire. Manuel Valls les a immédiatement suspendus. Ils seraient au coeur d'un "système organisé de vol, de racket, de trafic de drogue", selon le procureur.

C'est un véritable "système" qui gangrenait la BAC (Brigade anti-criminalité) du nord de Marseille. Les douze fonctionnaires mis en examen sont accusés de "vol et extorsion en bande organisée", mais aussi de "détention, acquisition, transport et cession de stupéfiants". Sept d'entre eux ont été écroués dans différents établissements pénitentiaires de la région, sur la base "d'éléments accablants", selon le procureur de Marseille Jacques Dallest.

Manuel Valls sévère, comme il l'avait annoncé

Le ministre de l'Intérieur avait rapidement promis d'être "extrêmement sévère" si les faits sont avérés. "Il n'y a pas de place pour ceux qui salissent l'uniforme de la police." Des propos qu'il a appliqués à la lettre en suspendant immédiatement les douze fonctionnaires mis en examen. Dans la foulée, il annonce même la dissolution de l'équipe de jour de la BAC Nord de Marseille.

"Personne dans la hiérarchie n'a pu arrêter tout cela" (Syndicat national des officiers de police)

L'affaire pourrait aller encore plus loin. "Le sentiment, c'est qu'on a une gangrène qui a frappé, qui a touché ce service", explique le procureur. "Il est possible que d'autres personnes soient impliquées pénalement, à des titres divers." Il dit avoir recensé "tout un catalogue d'agissements inacceptables".

Plusieurs dizaines de policiers seraient impliqués. Des agissements condamnés y compris dans leurs rangs. "Il y a des collègues qui ont trahi la profession, mais c'est une infime partie", assure Alphonse Giovannini, du syndicat SGP Police. Yves Robert, du Syndicat national des officiers de police, regrette lui que "personne dans la hiérarchie n'ait pu arrêter tout cela, alors qu'on a une pluralité d'acteurs et que ça durait depuis plusieurs années".

Par Olivier Bénis
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Si les fonctionnaires aux postes sensibles étaient mieux payés, ils ne seraient pas tentés de faire du black, d'avoir un boulot annexe (auto-entreprise), ....ou pire. Et où sont les chefs, là ??? Bien sûr que les fautifs doivent répondre de leurs actes, mais quid de ceux qui ont fermé les yeux tout ce temps ??? Eux qui gagnent de 3000 à 5000 euros par mois, en ne quittant jamais leur fauteuil en cuir, ne prennent aucun risque, s'attribuent les mérites dans les salons en ville, ....et qu'on n'entend encore moins qu'avant ??? Encore planqués derrière les syndicalistes ?? Drôle de corps, vous ne trouvez pas ? Allez, policiers, soyez fiers malgré tout car on sait tous que vous en bavez, et en silence le plus souvent !!!
Avatar de anonyme
Marseille, ville atypique.. Déjà combien de préfets depuis 3-4 ans? Va-t-on assister à des mutations en haut de l'escalier hiérarchique?
Avatar de anonyme
becky13 (anonyme),
C'EST UNE MESURE QUI N'A QUE TROP TARDEETGANGRENE LA VILLE DE MARSEILLE. IL FALLAIT METTRE UN COUP DE PIED DANS LA FOURMILLIERE. MAINTENANT IL FAUT PLACER DES AGENTS SURS ET NOMBREUX QUI DEVRONT SECURISER TOUS CES QUARTIERS POURRIS A PRESENT.
Avatar de anonyme
TORRAS J. (anonyme),
Ces policiers ont agi - anormal - de par les trop nombreux balbutiements de la justices; ce qui a fait que la Police en a raz-le-bol de voir ces malfrats de suite sortis de leurs locaux.....Pourquoi pas eux....
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