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Procès en appel du maire "gifleur" défendu par Dupont-Moretti

le Jeudi 6 Septembre 2012 à 10:54
Par Caroline Caldier

Maurice Boisart veut à travers ce jugement en appel, restaurer l'autorité des maires © Maxppp

Maurice Boisart avait été condamné à 1.000 euros d'amende et 250 euros de dommages et intérêts pour avoir giflé un adolescent qui l'avait insulté. Les courriers de soutien l'ont conforté dans la décision de faire appel et dans son combat pour la restauration de l'autorité des maires.

Août 2010, Maurice Boisart cueille un ado qui escalade un grillage pour récupérer un ballon tombé sur un terrain communal. Le ton monte, le maire déjà confronté à plusieurs reprises au jeune homme perd patience. La gifle part.

Bilan de l'incident : le jeune homme est condamné à 250 euros de dommages et intérêts pour insultes et menaces envers le maire. Mais l'édile n'échappe pas non plus à la sanction pour son geste : 1.000 euros d'amende et 250 euros de dommages et intérêts. "La gifle peut se comprendre, mais elle ne peut se justifier judiciairement, quand bien même il aurait été insulté", explique l'avocat du jeune homme.

Pour Maurice Boisart, le jugement ne passe pas. Même si le maire regrette son geste, il a très mal vécu le procès : "Je n'ai pas trouvé juste la sentence et je n'ai pas trouvé juste non plus le mépris du procureur de l'époque, qui a remis en cause ma qualité d'élu", a expliqué le maire de Cousolre, un village de 2.500 âmes.

"Un enfant de Cousolre qui défend le maire de son village, j'ai trouvé ça très symbolique" (Maurice Boisart)

Revigoré par des lettres anonymes de soutien reçues depuis son jugement en février dernier, Maurice Boisart décide de faire appel. Il bénéficie également du soutien de l'Association des maires de France (AMF) et de l'Association des maires du Nord (AMN). Et Mr Boisart n'a pas choisi n'importe qui pour le défendre. Ce sera l'avocat pénaliste Eric Dupond-Moretti, qu'il décrit comme "un enfant du village". Dupont-Moretti, médiatique ténor du barreau, aura très certainement à cœur dans cette affaire de ne pas faire mentir sa réputation de spécialiste de l'acquittement.

 

 

Par Caroline Caldier
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Vos réactions sur cette info
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carmen cru (anonyme),
le maire est le représentant de l'état. Nous vivons dans un pays ou on ne règle pas les conflits en frappant. c'est la loi, point final. le fait que la personne frappée soit jeune ne change strictement rien à l'affaire. Ne vous déplaise. Ce maire est une honte, et le plaindre prouve bien l'incompréhension totale de ce qu'est un état de droit
Avatar de anonyme
François (anonyme),
J'espère que le charmant bambin et sa famille sont mis en quarantaine par le reste du village. Il n'y a plus que cela à faire...
Avatar de anonyme
beaudolo (anonyme),
C'est inconcevable de sanctionner un maire de cet façon, c'est encourager la délinquance A quoi joue la justice? A croire qu'elle veut s'affirmer comme un contre pouvoir vis à vis des élus! Peut-être le le deuxième ou le troisième pouvoir, le quatrième étant les médias, comme cela a été dit par les journalistes eux-même sur france 2 il y a 15 jours au JT de 20h00!!
Avatar de anonyme
Comme d'habitude de nos jours, la justice française montre que quelque chose ne va plus depuis longtemps maintenant, quand elle sanctionne un manque de respect total envers l'autorité. C'est ça au fond qui est en jeu et ce maire en est l'exemple. L'adolescent ne ressent aucun respect dû à un maire, élu, bien plus âgé que lui, parce que personne ne le lui a appris. La faute en est déjà aux parents et ensuite aux enseignant(e)s qui ne considèrent plus leur rôle de conforter ce que les parents sont censés poser comme base de l'éducation d'un enfant : la politesse, le respect des aînés, l'obéissance, l'esprit civique. C'est franchement impensable d'insulter et menacer cet homme qui représente l'autorité vis-à-vis de ce gosse et que ce gosse se le permette et dans ce cas, les situations sont pratiquement inversées : c'est le maire qui est puni avec une amende de 1000 € pour avoir perdu patience fasse à la grossièreté d'un adolescent mal élevé. La gifle aurait porté ses fruits si on avait laissé le maire tranquille; elle aurait appris à cet adolescent qu'on n'insulte ni menace une personne d'autorité quand on est déjà dans son tort d'escalader un grillage : on s'y prend autrement pour récupérer un ballon. Mais la justice a obtenu le contraire, l'adolescent n'a rien appris du tout et se croit dans son droit par-dessus le marché. Ce n'est pas comme ça qu'on construit une société. Et ont voit le résultat de cette mentalité à l'envers aujourd'hui, l'autorité en général est bafouée, la police, les enseignants, les lois, les parents, tout y passe, les adolescents se prennent pour ce qu'ils ne sont pas et se croient tout permis, les juges ne sont plus justes. ll y a des exceptions mais pas assez; c'est le courant moderne qui prévaut..