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Ouverture du procès des "tournantes" de Fontenay-sous-Bois dix ans après les faits

le Mardi 18 Septembre 2012 à 11:02
Par Caroline Caldier

Quinze hommes aujourd'hui âgés de 29 à 33 ans, sont jugés à partir de ce mardi devant les assises du Val-de-Marne à Créteil. Ils sont accusés de viols collectifs à Fontenay-sous-Bois entre 1999 et 2001 sur deux adolescentes alors âgées de 15 et 16 ans, qui ont longtemps gardé le silence.

Les débats se tiendront à huis clos afin de préserver l'anonymat des protagonistes de l'affaire, mineurs au moment des faits. Sur le banc des accusés : quinze jeunes hommes, dont 12 étaient mineurs à l'époque. Pour la plupart en liberté sous contrôle judiciaire, ils nient les viols, assurent que les deux plaignantes étaient consentantes.

Du côté des parties civiles : deux jeunes femmes de 29 ans, Nina et Aurélie, âgées à l'époque de 15 et 16 ans. Ce n'est qu'en 2005 que l'une des deux a craqué et décidé de porter plainte après avoir été tabassée. Elle raconte alors aux enquêteurs que son agresseur fait partie d'une bande qui la violait plusieurs années auparavant. Un calvaire qui, selon elle, a duré six mois en 1999.

"Une forme de toute puissance" (avocate des parties civiles)

Au fil des auditions, les enquêteurs découvrent un "système" de "tournantes" dans des cités de Fontenay-sous-Bois. Une dizaine de garçons violent en groupe et terrorisent pour les murer dans le silence, les deux adolescentes. Des jeunes filles fragiles, esseulées, qui ont honte et "peur des représailles". Dans des caves, des parkings, des appartements des quartiers du Bois Cadet, des Larris ou des Olympiades, une des deux jeunes filles assure aux enquêteurs être devenue "l'objet sexuel" de garçons qui, selon ses termes, vont se conduire comme "des chiens enragés".

L'avocate des deux jeunes femmes regrette que ce procès s'ouvre si tard : "Elles ont le sentiment que les accusés sont dans une forme de toute puissance à leur égard depuis qu'elles ont déposé plainte", explique maître Lepetit. L'avocate souligne cependant que les victimes abordent le procès avec "une attente de justice, pas un désir de vengeance".

Retour sur l'affaire des "tournantes" de Fontenay-sous-Bois avec Stéphane Pair  
 

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Par Caroline Caldier
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
cristina (anonyme),
il faut vraiment être de véritables animaux pour faire ça quelqu'un .. j'ai beaucoup de peine pour ces jeunes filles et toutes les autres.. bon courage et luttez.. on vous soutient, ne les laissez plus vous rabaisser .. vous en sortir sera votre plus belle revanche.
Avatar de anonyme
la justice a déjà rendu son verdict :plus de 10 ans pour ouvrir un procès,la justice a d'autre affaires plus importante que le viol de 2 filles par 15 personnes.Ces hommes ne seront jamais condannés.
Avatar de anonyme
Erlikhan (anonyme) @ herve,
Vous avez raison, hélàs. Trop souvent, il existe une certaine indulgence envers les violeurs. Il suffit de voir les recidivistes, condmanés encore et encore... et relachés encore et encore !
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