aller directement au contenu
  • Votre radio, vos favoris, vos alertes personnalisées

Marseille : trente policiers de la BAC Nord suspendus

le Lundi 8 Octobre 2012 à 13:43 mis à jour à 16:16
Par Gilles Halais

Après les 12 fonctionnaires déjà mis en examen (dont sept ont été écroués) dans l'affaire de racket et de vol qui a entraîné la dissolution de la BAC Nord de Marseille, 18 fonctionnaires de plus ont été suspendus de leurs fonctions. Au total, donc, 30 policiers sont suspendus dans ce service.

Le procureur de Marseille l'avait annoncé : l'affaire de la BAC Nord est "lourde" et "loin d'être terminée". Durant le week-end, 18 nouveaux fonctionnaires de la brigade de jour de la BAC Nord ont été suspendus de leurs fonctions, dans l'attente de leur convocation devant la commission de discipline.
Mais à ce stade de l'enquête, ces derniers ne seraient (encore ?) inquiétés sur le plan pénal. À la différence de 12 de leurs collègues, mis en examen dès vendredi pour vol et extorsion en bande organisée et trafic de stupéfiants : sept d'entre eux ont été écroués, les cinq autres laissés libres mais placés sous contrôle judiciaire. Les peines encourues peuvent atteindre 20 ans de réclusion criminelle.

En annonçant ce week-end la dissolution de la BAC Nord et la réorganisation des Brigades anti-criminalité de Marseille, Manuel Valls a promis qu'il serait "extrêmement sévère" avec "ceux qui salissent la police et la République." Le ministre de l'Intérieur a prévu de descendre vendredi à Marseille.
Lors de sa conférence de presse en fin de semaine dernière, le procureur de la République Jacques Dallest évoquait "tout un catalogue des agissements les plus inacceptables", une "gangrène" qui touchait tout le service.

Sur un effectif total de 70 fonctionnaires (comprenant également une équipe de nuit), 30 policiers ont été suspendus. Les mis en cause sont âgés de 25 à 50 ans, le plus haut gradé est un brigadier-chef.

Par Gilles Halais
4
Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Il est fait une publicité indécente autour de cette affaire. Nous vivons une époque ou l'on met en prison les flics, les hommes politiques et les chefs d'entreprise tandis que les voyous et les délinquants sont laissés ou remis en liberté. En faisant l'apologie de la lutte contre les ripoux on envoi une fois de plus un message très dangereux à la jeunesse oisive...
Avatar de anonyme
François (anonyme),
Bien sûr, ces faits délictueux doivent être sanctionnés. Et je n'ai aucun doute qu'ils le seront sévèrement. Dans ces cas là, on peut vraiment compter sur la justice. J'aimerais que les voyous qu'on lui présente soient traités avec la même rigueur...
Avatar de anonyme
Padupe (anonyme),
A ce jour 13 fonctionnaires de compromis! Qui aurait cru à une telle ampleur? Le plus gradé serait un brigadier-chef! Que pense l'encadrement hiérarchique de ces personnes? Comme on dit dans le langage populaire "un escalier se balaie par le haut"...
Avatar de anonyme
Vincent Verschoore (anonyme),
La corruption, petite ou grande, est endémique dans les services de police et gendarmerie. Le pouvoir corrompt, tout simplement. Il suffit d'écouter les histoires des gens aux contact régulier des flics, qui bien évidemment n'iront jamais se faire connaître (on imagine très bien les problèmes qui ne manqueraient pas de s'ensuivre). Tel garagiste me racontait un trafic de boîtes de vitesse organisé par les gendarmes de coin, ou telle cave militaire fort bien achalandée grâce aux nombreux "cadeaux" de "clients satisfaits"... Ça existe partout mais ça reste sous le radar car ceux qui savent ne veulent pas se pourrir la vie en s'attaquant au système pour la seule beauté du geste.
aller directement au contenu