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Jean Peyrelevade dénonce les "mensonges" de Bernard Tapie

le Mardi 2 Juillet 2013 à 08:30
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Invité ce mardi matin de France Info, l'ancien patron du Crédit Lyonnais a contesté les déclarations de Bernard Tapie hier soir sur France 2. Il a parlé de "mensonges" en s'appuyant notamment sur l'arrêt rendu par la Cour de cassation en 2006.

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Peyrelevade dénonce les "mensonges" de Tapie © FranceInfo

Jean Peyrelevade était le patron du Crédit Lyonnais de 1993 à 2003, il a donc suivi de près tous les épisodes d'une affaire commencée avant son arrivée à la tête de ce groupe. Et ce lundi soir, il a trouvé Bernard Tapie "peu convaincant". Et il s'explique : "Je ne pense pas que les cris, la fureur, les emportements puissent tenir lieu d'argumentation, l'histoire qu'il raconte est toujours la même".

"Il n'avait pas la capacité de payer ses dettes"

Et Jean Peyrelevade de parler d'une "très belle légende", et de "mensonges" dont le premier est à l'origine de l'affaire. "A-t-il été volé ? La réponse est non" assure l'ancien patron du Crédit Lyonnais qui s'appuie sur l'arrêt rendu en 2006 par la Cour de cassation : "C'est un mensonge. Je n'arrête pas de le répéter et la légende est là. Au moment de la session d'Adidas, monsieur Tapie est incapable de rembourser ses dettes. En fait, il est en état de cessation de paiement. Il se sert de la politique dans une situation où il n'avait pas la capacité de payer ses dettes".

"On a habillé la vente d'Adidas pour sauver le soldat Tapie"

Et l'ancien patron du Crédit Lyonnais d'exprimer un regret. Celui que la banque dans cette situation n'ait pas suivi la procédure normale, c'est-à-dire saisir le tribunal de commerce :"On aurait dû faire cela dés le début 1993. Au lieu de cela, on a habillé la vente d'Adidas pour sauver le soldat Tapie et dans des conditions telles que le Crédit Lyonnais gardait tous les risques."

 

 

 

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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Adrien Le Comte (anonyme),
@@Roger : Renseignez-vous sur affairetapie.info et plus particulièrement sur Peyrelevade. Concernant les sociétés offshore, voici un extrait des conventions de prêts à recours limités: "Ce fonds, construit par City Corp, offre un maximum de discrétion. Il n’y aura pas de lien capitalistique avec le Crédit Lyonnais (et AGF) puisque son financement serait assuré par l’émission d’obligation convertibles de CitiStar, à taux symbolique souscrites par le Crédit Lyonnais et les AGF, le produit étant alors affecté, après au moins deux échelons, à une entité portant les titres BTF Gmbh (la filiale allemande de BT Finance propriétaire d’Adidas)."
Avatar de anonyme
jpaul29 (anonyme),
L'affaire Tapie est complexe au niveau juridico-financier mais simple au niveau politico-financier. En 1990, B Tapie avec pas grand chose en poche achète Adidas avec le soutien du Crédit lyonnais, banque nationalisée aux ordres du gouvernement Mitterand-Beregovoy. Il est de nouveau soutenu par cette même banque en 1993 car il est au bord de la faillite. 15 ans plus tard, grâce au soutien de Sarkozy, il empoche le jackpot (plus de 400 millions d'euros). Grâce à sa forte personnalité, ses relations politiques et le jeu de la politique électoraliste (pêche aux voix), B tapie a gagné une fortune inespérée sur le dos des contribuables.
Avatar de anonyme
julien . C (anonyme),
Il faut le lire c'est long mais très instructif : http://affairetapie.info/accueil/comprendre-laffaire/laffaire-en-details/
Avatar de anonyme
Monsieur Peyrelevade, si le crédit lyonnais n'avait aucun rapport avec ses banques dans des paradis offshore, pourquoi y avoir eu recours ? Eviter l'imposition des plus values en France ? Pour avoir vu l'interview de Tapie, de toute évidence l'un des 2 ment.. lequel ???
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