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Gaz : "Fillon savait qu'il était dans l'illégalité" (Chérèque)

le Mercredi 11 Juillet 2012 à 08:30
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Invité ce matin de France Info, le secrétaire général de la CFDT, a commenté la Conférence sociale qui s'est tenue lundi et mardi à l'initiative du gouvernement. Il attend maintenant une série de décisions à court terme. Sur l'annulation par le Conseil d'Etat du gel du prix du gaz décidée par le gouvernement Fillon, il a eu des mots très durs: "Le gouvernement savait qu'il était dans l'illégalité. C'est honteux".

François Chérèque : "Le gouvernement Fillon savait qu'il était dans l'illégalité" © FranceInfo

François Chérèque n'a pas été surpris par la décision du Conseil d'Etat à propos du gel du prix du gaz décidé par le précédent gouvernement: "Il savait très bien que (cette décision) était illégale". Ils ont voulu gagner du temps "avant les élections, un peu comme pour les plans sociaux qu'on a demandé de décaler. C'était honteux. Monsieur Fillon savait très bien qu'il était dans l'illégalité. C'est un gouvernement qui s'est lancé dans cette démarche là". Et pour le secrétaire général de la CFDT, si la proposition d'étaler la note est "intelligente", il demande que soient retravaillés "le fonctionnement, le prix de l'énergie" et l'isolation des logements.

Si le numéro un a apprécié la Conférence sociale initiée par le gouvernement dont "l'objectif était de mettre en place un programme de réformes et de négociations dans le temps", il en attend aussi un certain nombre de mesures à court terme sur les emplois d'avenir, le chômage partiel et la formation des chômeurs. 

"Ce qui restaurera vraiment la confiance, ce sont les mesures que le gouvernement prendra"

Sur une éventuellement augmentation de la CSG, il en fait une solution pour baisser les charges des entreprises et donc améliorer leur compétitivité. Une solution qui ne "coûte rien aux salariés". Mais si cette hausse est décidée pour combler les déficits, François Chérèque est plus réservé : "S'il faut des revenus supplémentaires, la CSG c'est le plus juste. Mais nous n'accepterons pas une augmentation pour combler les déficits sans revoir l'organisation du système et notamment du système de santé".