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Deux mineurs afghans transférés d'un centre de rétention à un hôtel

le Dimanche 30 Septembre 2012 à 10:34 mis à jour à 11:34
Par Marion Degeorges

Depuis vendredi, une famille afghane qui demande l'asile en France était enfermée au centre de rétention du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), malgré la circulaire du 6 juillet qui préconise l'assignement à résidence pour les enfants. En fin de matinée ce dimanche, elle a été transférée dans un hôtel de Noisiel en Seine-et-Marne annonce Yves Cottereau, vice-président de la Ligue des droits de l'Homme dans la Sarthe.

"Moi président, je n'enfermerai pas d'enfants dans les centres de rétention" déclarait solennellement François Hollande pendant la  campagne présidentielle, en mai dernier. S'en suivit une circulaire du ministère de l'Intérieur.

En demande d'asile depuis plusieurs mois, la famille Kohja était assignée à résidence et devait pointer régulièrement au commissariat du Mans, où elle réside. Mais la semaine dernière, elle apprend qu'elle va être renvoyée en Hongrie, son point d'entrée présumé dans l'Union européenne. Paniquée, elle ne s'est plus présentée aussi régulièrement et a été interpellée vendredi.

Plusieurs associations ont rapidement dénoncé cet enfermement puisqu'il concerne également les deux enfants de la famille, âgés de trois ans et de deux mois et demi. Il s'agit du premier enfermement de mineurs en centre de rétention depuis la fameuse circulaire.

Le Réseau Educations sans frontières ironise sur la situation : "Tout est "normal" dans cette affaire : le respect des engagements du président de la République, l'âge des enfants emprisonnés, le respect des préconisations médicales [...]", le médecin du centre de rétention ayant effectivement jugé l'état de santé des enfants "incompatible avec la rétention."

Face à cette polémique, la famille a été transférée dans un hôtel de Noisiel en Seine-et-Marne selon Yves Cottereau, vice-président de la Ligue des droits de l'Homme dans la Sarthe.

Si elle prescrit la non-rétention des mineurs avant expulsion du territoire, la circulaire annule également sa demande :

"Si non respect des conditions d'assignation à résidence, en cas de fuite d'un ou plusieurs membres de la famille ou en cas de refus d'embarquement, vous pourrez constater que la famille s'est volontairement soustraite à l'obligation de quitter le territoire français.

Elle ne pourra donc plus bénéficier du présent dispositif et, en cas d'interpellation ultérieure, vous pourrez procéder à la mise en rétention administrative selon les conditions de droit commun."

 

 

 

 

Par Marion Degeorges

Vidéo(s)

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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
La durée maximale de "séjour" en centre de rétention est de 45 jours. Il n'y a donc plus aucun enfant (ni d'ailleurs aucun étranger) embastillé sous Sarkozy qui y soit encore enfermé.
Avatar de anonyme
Bertrand (anonyme) @ antiCRA (anonyme),
c'est vrai qu'on a tellement d'argent qu'on peux se permette de payer l 'hôtel à tous ces demandeurs d'asile et bien d'autre. et pourquoi tous les grands défenseurs ne les logeraient ils pas chez eux, en attendant ?
Avatar de anonyme
Combien d'enfants, enfermés en centre de rétention sous Sarkozy, s'y trouvent toujours ? Voilà la question à laquelle j'aurais aimé trouver une réponse dans cet article.
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