Plusieurs affaires ont défrayé la chronique ces derniers mois : viol présumé chez les pompiers de Paris, condamnation d'un jeune militaire pour désertion et en fin d'année dernière, exclusion de quatre étudiants à l'Université Paris Dauphine. La preuve que le bizutage n'a pas disparu... et qu'il reste compliqué de le dénoncer.
Un bizutage à Nîmes en 2011 © Radio France - Nathanaël Charbonnier
Le bizutage est un délit, puni de 6 mois de prison et 7.500 euros d'amende. La loi existe depuis 14 ans mais le poids des traditions, des institutions, le poids de la honte aussi font que les victimes se taisent souvent. Quant aux profs qui dénoncent ces pratiques, ils sont souvent seuls dans leur combat.
Cet enseignant (qui préfère rester anonyme) raconte qu'en 2004, dans l'établissement privé prestigieux où il enseigne, le bizutage de rentrée ne se passe pas très bien. Des étudiantes sont contraintes de lécher un poster porno ou le torse d'un garçon de leur promo, d'autres craquent, pleurent et dénoncent la pression psychologique des bizuteurs. L'enseignant alerte sa direction qui fait la sourde oreille. Il insiste et comme il ne se passe rien, finit par porter plainte. Résultat : la directrice obtient sa mutation.
"La direction ne voulait pas que ça s'ébruite" - Un enseignant
"Je voulais juste changer les pratiques", dit-il, "mais on m'a demandé : c'est quoi votre problème ? La direction ne voulait pas que ça s'ébruite. On m'a aussi dit que c'était moins pire qu'il y a quinze ans." La plainte de l'enseignant a été classée sans suite mais son combat n'aura pas été vain : dans son ancien établissement le bizutage est désormais formellement interdit.
Malgré tout, les établissements qui prennent d'eux-mêmes les devants contre le bizutage sont de plus en plus nombreux. De plus en plus d'universités, d'écoles de commerce ou d'ingénieurs ont des chartes de bonnes pratiques qui limitent par exemple les quantités d'alcool ou qui imposent la présence d'équipes médicales dans les soirées. En septembre dernier, le groupe IGS (8 écoles, plus de 12.000 étudiants entre Paris, Lyon et Toulouse) a carrément supprimé les week-ends d'intégration, remplacés par des séminaires plus institutionnels, pour ne plus pénaliser la minorité qui les vivaient mal.
"Nos étudiants avaient l'impression qu'on les privait de leur rite de passage dans le supérieur"
Sauf que supprimer ce rite de passage quasi initiatique a été très difficile à faire accepter, "parce que nos étudiants avaient l'impression qu'on les privait de leur rite de passage dans le supérieur", explique Thierry Teboul, le directeur régional en Ile de France. "Il a fallu faire oeuvre de pédagogie et leur expliquer, tout au long de l'année. Mais si l'on veut former des gens éclairés, ils doivent comprendre qu'il y a des limites. Mais ça prendra du temps".
Ca prendra du temps... Pour s'en convaincre il suffit d'écouter Raphaël, élève de 4e année en école de commerce à Paris : "Moi j'ai adoré mon week-end d'intégration, ça forge un esprit de corps ! Bien sûr certains ont trop bu, mais est-ce que ça m'a gêné ? Pas vraiment..."
Marie-Hélène
Henry, présidente du CNCB, le Comité national contre le bizutage.

Affaire Laëtitia : autoportrait de Meilhon et témoignage de sa mère
Cours en anglais à l'université : les députés adoptent l'article de loi
Les eurosceptiques fourbissent leurs armes
Twitter : les associations dénoncent de nouveaux messages racistes
Soldat tué à Londres : 1.200 policiers déployés et deux arrestations
L'Allemagne, pays le plus apprécié du monde (sondage)
Le débat sur l'enfouissement des déchets nucléaires tourne court à Bure
La prise en charge des enfants atteints d'un cancer se dégrade
Le cyber-espionnage venu de Chine illustré par Chappatte
Consommation: "Zéro Gâchis" au supermarché
"L'Écriture du monde", de François Taillandier
Disparition de Georges Moustaki : l'hommage de ses amis
Gérard Depardieu : la campagne de Russie continue
Eugène Boudin n'est plus boudé
Daniel Bilalian : "Notre The Voice, c'est le sport !"
Les sanctions de la commission
Guy Novès est admiratif de Toulon
Düsseldorf : Monaco et Nieminen passent
Giro : Nibali l'emporte en leader
Nissan rappelle 841.000 véhicules pour un problème de volant
Play-offs : James arrache la première victoire pour Miami
Pékin : Meilleure performance mondiale de l'année pour Oliver
Amaury Leveaux retourne à Mulhouse
Play-offs : Strasbourg rejoint Nanterre en finale
Quand la santé passe par le mobile
Radars feux rouges : 10 millions d'euros d'amendes en quatre mois à Paris
Sous les glaces du Groenland




![[title]](http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/imagecache/140_liste/2013/01/10/856849/images/principale/Zero%20Dark%20Thirty%20France%20DVD%20Retail%20Sleeve%20JAQUETTE.jpg)
![[title]](http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/imagecache/140_liste/2013/04/26/966159/images/principale/9782822203593_MOI%20PRESIDENT%2C%20VIE%20QUOTIDIENNE%20A%20L%27ELYSEE.jpg)
![[title]](http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/imagecache/140_liste/2013/05/16/989955/images/principale/hantai.affiche.2.jpg)
![[title]](http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/imagecache/140_liste/2013/05/02/973869/images/principale/affiche%20verticale%202013%20ONCA.jpg)
![[title]](http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/imagecache/140_liste/2013/05/14/987511/images/principale/couv_167.jpg)
![[title]](http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/imagecache/140_liste/2013/04/26/966485/images/principale/journalist-car-58731%20V2.jpg)

