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Drogue, corruption et blanchiment : un combat d'ores et déjà perdu ?

le Lundi 15 Octobre 2012 à 08:50
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Retour sur ce réseau franco-suisse de blanchiment d'argent de la drogue tombé ce week-end et mettant en cause, pour l'heure, pas moins de 17 personnes. Parmi elles, une élue EELV du XIIe arrondissement de Paris.

Drogue, corruption et blanchiment : un combat d'ores et déjà perdu ? © FranceInfo

L'élue mise en cause affirme avoir placé son argent en Suisse et réfute toute implication dans ce dossier. Il serait question, selon elle, d'un héritage dont la somme aurait été placée en Suisse. Une affaire donc de fraude fiscale mais pas de blanchiment plaide l'avocat de l'élue ce matin sur Canal+.

Cette affaire soulève deux questions : quelle place pour la moralisation de la vie publique ? Qu'en est-il de la république irréprochable souhaitée par François Hollande ?

Pour en débattre, Laurent Joffrin du Nouvel Observateur et Sylvie Pierre-Brossolette du Point.

Pour Laurent Joffrin, il faut regarder plus loin et appréhender les dernières affaires de drogues qui montrent que l'on a "changé de dimensions. Le patron de l'Obs analyse la situation avec beaucoup d'inquiétude : "Si  l'on relie les affaires de règlements de compte à l'arme de guerre dans les rues de Marseille, l'affaire Neyret qui secoue la police lyonnaise, les quartiers entiers autour de Paris qui échappent de facto au contrôle de la Police mais pas à celui des dealers et si vous rajoutez à cela la corruption manifeste dans l'ensemble de la BAC de Marseille, on a le sentiment qu'on a franchi un degrés dans l'importance du tafic de drogue. Et quand on voit ce qui s'est passé sur 20 ans en Amérique Latine, c'est devenu un État dans l'État. Et donc, il y a vraiment une forme d'état d'urgence à mettre en place."

Pour Sylvie Pierre-Brossolette, en plus de ces affaires, il est incompréhensible d'assister à une sortie de Vincent Peillon affirmant qu'il faut "ouvrir le débat sur la dépénalisation des drogues." Or, pour beaucoup de jeunes délinquants, c'est 10 fois plus juteux de participer à ce trafic que d'aller à l'école. C'est la dernière chose à leur dire de la part du ministre de l'Éducation."

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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
fourre (anonyme),
bien vu, Bonfils. Et les patrons travaillant eux aussi pour gagner de l'argent et pas pour les beaux yeux de l'état.....ils s'en vont ailleurs, ou bien ils ne créent pas les entreprises dont vous parlez. Il faut en effet que le travail redevienne une vrai solution pour vivre au lieu d'avoir recours aux aides systématiques, à la délinquance impunie et autre déviance. Et pour que tout ça se remette en place il faut que l'état français ponctionne moins les entrepreneurs....il faut remettre de l'essence dans le moteur comme en 1950. Du bon sens, de la liberté d'entreprendre et de l'envie de travailler....vous allez voir si ça ne marche pas...ça marche partout où il en est ainsi.
Avatar de anonyme
bonfils (anonyme),
Avec le chômage de masse, de plus en plus de gens vont basculer dans cette économie parallèle, faut pas se faire d'illusion. Et c'est pas avec la répression qu'on changera les choses, au contraire la répression déclenchera la violence. C'est au gouvernement, de rétablir une situation économique viable, donné un vrai avenir à ses jeunes, par un travail correctement rémunéré, pour une vie descente. Les politiques parlent uniquement d'emploi, rarement de salaire, les gens ne travail pas pour avoir un emploi, les gens bossent pour vivre, pour gagné du fric, pas pour les beaux yeux de leur patron.