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Le casse-tête Assange pourrait s'éterniser

le Jeudi 16 Août 2012 à 23:49 mis à jour le Vendredi 17 août à 05:00
Par Clara Beaudoux

Jeudi devant l'ambassade d'Équateur à Londres © Maxppp - Kerim Okten

L'imbroglio juridique autour de la présence de Julian Assange à l'ambassade d'Équateur à Londres pourrait durer. Quito a accordé jeudi l'asile politique au fondateur de WikiLeaks, tandis que Londres compte l'extrader vers la Suède où il est accusé de crimes sexuels.

"Il n'y a pas de limite dans le temps", reconnaît le ministre britannique des Affaires étrangères. Cela pourrait donc prendre un temps "considérable", poursuit William Hague, interrogé sur la présence de Julian Assange dans l'ambassade d'Équateur de la capitale britannique.

Londres est bien décidée à extrader le fondateur de WikiLeaks vers la Suède, malgré la décision de Quito de lui accorder l'asile politiqueSeulement voilà, pour l'extrader, encore faudrait-il le faire sortir de l'ambassade. Et cela ne semble pas être une mince affaire. 

L'ambassade, un territoire diplomatique protégé

En effet, tant que Julian Assange se trouve dans l'enceinte de l'ambassade, il est en territoire diplomatique protégé, en application de la Convention de Vienne, et donc en théorie hors d'atteinte des forces de l'ordre. Même si Londres a fait savoir à Quito qu'une loi de 1987, adoptée dans la foulée de l'agression d'un policier britannique devant l'ambassade libyenne à Londres, l'autorisait à lever le statut diplomatique de l'ambassade "pour agir et arrêter Julian Assange dans l'enceinte diplomatique".

"Une entrée non autorisée dans l'ambassade d'Équateur serait une violation flagrante de la Convention de Genève", a aussitôt rétorqué Quito. Face aux conséquences politiques potentielles d'une telle décision, le ministre britannique des Affaires étrangères semble pour l'instant exclure l'idée d'un assaut.

L'exemple du cardinal hongrois qui resta 15 ans dans l'ambassade des États-Unis de Budapest

"Cela peut durer beaucoup plus que des mois, on connaît des cas dans lesquels cela a duré quelques dizaines d'années", explique sur France Info Alain Pelet, ancien président de la Commission de Droit International de l'ONU, faisant référence au cardinal hongrois József Mindszenty resté ainsi 15 ans dans l'ambassade des États-Unis de Budapest.

"La situation est assez inextricable au niveau du droit international" - Alain Pelet ancien président de la Commission de Droit International de l'ONU 

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Réunions de crise à Guayaquil et Washington

La tension monte entre le petit pays d'Amérique Latine et la capitale britannique. L'Équateur a indiqué jeudi qu'il n'excluait pas de saisir la Cour Internationale de Justice (CIJ) de la Haye pour contraindre la Grande-Bretagne à laisser partir Julian Assange. L'ex-juge espagnol Baltasar Garzon, qui coordonne sa défense, a annoncé également qu'il saisirait la CIJ si Londres refusait d'accorder "un sauf-conduit" à son client pour qu'il rejoigne l'Équateur.

Quito a convoqué les ministres des Affaires étrangères de l'Union des nations sudaméricaines (Unasur) dimanche à Guayaquil. L'Organisation des Etats américains (OEA) a également convoqué une réunion d'urgence jeudi à Washington pour traiter des relations entre l'Équateur et la Grande-Bretagne.

Quant à Julian Assange, il a prévu de faire une déclaration publique dimanche, comme indiqué sur le compte twitter de WikiLeaks : 

Par Clara Beaudoux
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
deslions (anonyme),
Viol ?crimes sexuels ?... Assange est accusé (après la publication des notes secrètes des ambassades américaines par Wikileaks) d'avoir eu un rapport consenti mais non protégé... En fait un prétexte pour l'extrader vers les USA via la Suède... USA où le responsable des fuites est interné depuis plusieurs mois au secret est sans jugement... Démocratie quand tu nous tiens.
Avatar de anonyme
Si Assange demeure des années dans cette ambassade, c'est une démocratie mondiale qui peut bien prendre racine. Quand Laurent JeanPierre (France Culture) rappelle que 1- l'enquête historique montre que des sociétés, des fonctionnements, des procédures démocratiques ont existé dans des société sans états, ou primitives sur tout les continents à l'échelle de l'humanité, 2- Depuis longtemps les états unis défendent la démocratie avec des méthode anti-démocratique, Il faut effectivement voir le monde d'ici 15 ans. Nos enfant se désintéresseront des problème que nous soulevons par ce qu'il seront résolu. La violence est encapsulée en chacun de nous. Tous le monde n'a pas la chance de faire du sport et de remercier un être, un dieu ou un brin d'herbe. Un employé de Bureau ou d'usine n'équilibre pas forcément la violence mais l'augmente considérablement comme une tumeur cancéreuse. Comment être devin sinon en acceptant une vision normale de notre évolution ? Peut-on forcé quiconque à ouvrir son cœur ?
Avatar de anonyme
Je ne vois pas pourquoi la GB pourrait se permettre de pénétrer dans cette embassade, pour y arrêter une personne qui, somme toute, n'est que soupçonnée de viol. A moins que les USA ne soient derrière, s'étant juré d'avoir "la peau" d'Assange pour bien autre chose. A mon avis, les poursuites de la Suède pour crime sexuel, les USA et la GB, s'en battent l'oeil. Une fois de plus, la GB écoute "la voix de son maître".